DOSSIER : LES TÉMOIGNAGES MÉTIERS

François Ettori, luthier

Facteur d'instrumentsSon métier

Après trois années d’études de lutherie en Grande-Bretagne, François débute chez un luthier qui lui apprend le métier. Aujourd’hui, il travaille à son compte. Dans son atelier du XIXe arrondissement de Paris, il fabrique, répare, restaure, et loue des violons. « J’ai vendu dernièrement un violoncelle à un grand violoncelliste, je loue aussi un violon chinois à la petite voisine… J’ai fabriqué une dizaine de violons dans ma vie, mais j’ai toujours le cœur brisé quand j’en vends un, car chaque violon est unique ! Les cuivres prennent des bosses, les pianos perdent de leurs qualités acoustiques, mais un violon, lui, se bonifie avec le temps. » Magique, oui, mais « il faut se débarrasser de l’image d’Épinal du style “le beau métier que voilà, vous faites sonner des violons !” ».

Les qualités indispensables

« L’artisanat est un milieu dur, où il faut se vendre, se battre. Et surtout, les débuts d’un artisan, c’est soixante-dix heures de travail par semaine au minimum, pas de vacances et pas d’argent ! De plus, faire un bilan comptable quand on a appris à fabriquer des violons, c’est difficile… Mais j’avais vraiment envie de l’odeur du bois, de solitude et de copeaux. »

Son conseil

« À moins d’avoir un père luthier qui vous ait tout appris, il faut suivre une formation réellement solide avant de se lancer… »

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