Grégoire Chové, auditeur superviseur
Son métier
« Alors que, par exemple, une banque a pignon sur rue – tout le monde comprend ce que fait un banquier –, le commissaire aux comptes, lui, travaille en “B to B”, c’est-à-dire directement pour les entreprises. Moi-même, avant de débuter dans l’audit, je n’avais pas une idée très précise sur ces métiers ! Auditer consiste à vérifier et certifier les comptes d’une entreprise. Mais dans un monde de la finance en perpétuelle évolution, où de nouvelles lois sont votées, où de nouveaux référentiels comptables sont mis en place, ce sont de lourdes responsabilités. »
Les qualités indispensables
« Aucune erreur n’est permise. Ce sont donc des métiers aussi exigeants que passionnants : via la finance, nous sommes amenés à connaître, de l’intérieur, des entreprises très différentes, nationales ou internationales, de tous les secteurs d’activité. Une mission d’audit ne sera pas la même dans le BTP que dans la grande distribution ; un auditeur se doit de comprendre dans quelles perspectives se place son client. »
Son conseil
« Il n’y a pas de formation type pour travailler dans un cabinet d’audit : ingénieurs, diplômés d’école de commerce ou de l’université, des profils différents se croisent. Toutefois, quelles que soient les études suivies, une excellente culture financière que l’on a su développer en lisant régulièrement la presse spécialisée, assortie de cursus à l’étranger – la maîtrise de l’anglais est capitale – fait souvent la différence. »