Cécile Vaissette, étudiante en stylisme-modélisme : "Je suis flattée que mon travail plaise aux professionnels"

Par Lola Fourmy, publié le 27 Janvier 2022
5 min

À 24 ans, Cécile Vaissette, étudiante en mastère stylisme modélisme au sein de l’école Mod’art vient de voir sa collection Trait d-union présentée au salon Who’s next, l’un des rassemblements les plus importants d’Europe en matière de prêt-à-porter féminin. Itinéraire d’une passionnée de création.

Cécile Vaissette a toujours été passionnée de mode, "du genre à casser les pieds pour aller faire du shopping et dénicher des pièces dès l’école primaire", sourit la Versaillaise. À 8 ans, elle bricole des tee-shirts et des robes, à 11 ans, sa mère lui offre sa première machine à coudre et dès le collège, elle prend des cours de couture. "Ce que j’aime c’est la pratique", explique Cécile.

Prudente, elle décide tout de même de suivre une terminale ES plutôt qu’une formation spécialisée. "Ça m’a apporté beaucoup", précise l’étudiante. Son bac en poche, elle intègre la Chambre syndicale de couture à Paris, où elle apprend énormément en technique. Tout juste diplômée, elle enchaine les stages entre grosses enseignes (Bérénice) et atelier de créateur (Lutz Huelle).

C’est la pandémie qui la pousse à reprendre ses études : elle intègre alors l’école Mod’art directement en quatrième année pour suivre un mastère stylisme et modélisme, option création d’entreprise. Désormais en cinquième et dernière année, en alternance chez Aigle, elle a eu la chance de voir sa collection présentée au salon Who’s next du 21 au 24 janvier dernier.

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"J'aime bien cette idée de mixité, que ça lie, que ça transforme"

Inspirée à la fois par les rappeurs Abd Al Malik et Disiz, la créatrice Isabel Marant ou encore l’artiste Bisa Butler, c’est le wax qu’elle choisit pour sa collection de fin d’année du défilé 2021 chez Mod’art.

Un tissu dont elle apprécie la symbolique et qui l’a poussé à de nombreuses recherches : "Ce tissu à motifs colorés très répandu dans plusieurs pays d’Afrique trouve en fait son origine dans le Batik indonésien, repris par les néerlandais et diffusé ensuite au Ghana et au Togo notamment par les Nana Benz, que j’admire beaucoup et qui m’inspirent."

Cécile Vaissette a trouvé son inspiration dans ce tissu coloré appelé wax.
Cécile Vaissette a trouvé son inspiration dans ce tissu coloré appelé wax. // © Ava Bunoust Janiv

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Un travail reconnu par les professionnels de la mode

Sa collection Trait d-union est ainsi composée de pièces urbaines – bombers, chemises, kimonos – aux coupes plutôt européennes où elle travaille particulièrement les techniques et les matières : matelassage, tricot… Ses créations séduisent.

Cécile Vaissette obtient l’an dernier le prix du public lors du défilé de son école et attire aussi l’attention de la créatrice Ornella Haddad. C’est cette dernière qui la choisit pour exposer les pièces de la collection Trait d-union sur son stand du salon Who’s Next. L’un des salons les plus influents en matière de prêt-à-porter. "Je suis très flattée et surtout reconnaissante que ça plaise aussi aux professionnels, moi qui a toujours eu en tête l’idée de lancer une marque, ça encourage", concède l’étudiante.

Mais entre un poste de modéliste, styliste ou de toiliste et une aventure de créatrice, son cœur balance encore. "Les deux ne sont pas incompatibles d’ailleurs !" Prochaine étape pour Cécile, présenter sa nouvelle collection au showroom de Mod’art à l’automne et promouvoir ainsi une mode "qui peut être un objet d’art que l’on retrouve dans la rue" et "qui doit relever plusieurs défis environnementaux et technologiques".

Pas de quoi effrayer cette créatrice née. Les grands noms de la mode qui présentent actuellement leurs collections à Paris pour la Fashion Week n'ont en revanche qu'à bien se tenir. Qui sait, Cécile Vaissette est sans doute un talent à suivre !

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