Cinéma : les métiers des petites mains qui font vivre le septième art

Par Simon Mauvieux, publié le 17 Mai 2022
4 min

À l'occasion de la 75e édition du Festival de Cannes, l'Etudiant déroule le tapis rouge aux artistes de l'ombre. Beaucoup de métiers indispensables, très spécialisés et peu connus peuvent s’apprendre dans des formations plus accessibles, loin des grandes écoles de cinéma, rares et très convoitées.

"Et action !" Pendant un tournage, les acteurs ne sont pas les seuls sous le feu des projecteurs. Bienvenue dans une fourmilière grandeur nature où chacun a un rôle bien précis à jouer. Car tourner un film demande des compétences extrêmement variées, du décor aux caméras, en passant par le maquillage, les costumes, la machinerie, le montage, les effets spéciaux… Les métiers du cinéma nécessitent des compétences très différentes, mais des bases théoriques communes.

Ultra sélectives, les deux grandes écoles publiques de cinéma que sont la Fémis et l’école nationale supérieure Louis-Lumière ont un taux d’admission qui ne dépasse jamais les 5%. Mais d’autres chemins sont possibles.

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La décoration, un secteur touche à tout

Diplômée depuis 2020 d’un master de recherche en cinéma, Léa fait ses débuts en tant que décoratrice. Courts métrages, clips, séries, elle enchaîne les projets dans lesquels elle peint, sculpte ou fabrique des murs ou des objets. "Quand on nous présente les métiers du cinéma, on nous parle plus du montage, du son, de l’image, mais très peu de l’artisanat", regrette-t-elle.

Des métiers de décoration peu connus donc mais qui laissent la chance à tout le monde. "Il y a vraiment des personnes de tous les profils", note-t-elle. Du CAP menuiserie, aux études d’architecture, en passant par la fac ou les grandes écoles de cinéma, pour Léa, ce ne sont pas tant les études qui importent, que les connaissances pratiques.

La jeune femme conseille d'ailleurs "d’oser tenter des expériences bénévoles, dès le lycée ou les études, sur des projets étudiants ou amateurs." Peinture, sculpture, menuiserie, architecture, les spécialités sont variées et les productions font appel à de nombreux profils pour réaliser les décors.

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Scripte, la mémoire des tournages

Otillia, quant à elle, n'a pas du tout les mains dans l'artisanat. Elle connaît le plateau de tournage comme sa poche, normal, c’est son métier. La jeune femme est scripte, un poste primordial au cinéma. "Un scripte, c’est un peu la mémoire du film, résume-t-elle. Comme les scènes sont tournées dans le désordre, il faut se rappeler des raccords, de la continuité de la mise en scène, de sa cohérence, c’est ça le travail du scripte."

Pour le devenir, il faut de très bonnes connaissances sur le cinéma et un bon carnet d’adresse. Après avoir suivi l'option cinéma au lycée, puis une prépa Ciné sup’ à Nantes, Otillia est partie à l’INSAS, une grande école de cinéma belge. Si la voie royale reste bien sûr les grandes écoles, souvent accessibles à bac+2, il est toujours possible de tenter sa chance après une fac de cinéma ou un BTS audiovisuel. "Il faut oser aller taper aux portes", conseille-t-elle.

À savoir également, pour chaque poste principal, comme décorateur, chef opérateur ou machiniste, le travail est partagé avec deux ou trois assistants. Des postes secondaires qui représentent souvent une porte d’entrée dans le milieu, avant de gravir les échelons

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