Dossier : À quoi mène vraiment Sciences po ?
- Sciences po : une voie royale vers le secteur public
- Sciences po : des profils appréciés dans le milieu du business et du conseil
- Sciences po : une bonne porte d’entrée vers le journalisme et la communication
- Sciences po : une concurrence élevée dans le milieu de l’humanitaire et du développement
- Sciences po : le secteur des arts et de la culture pour les passionnés
- Sciences po : des salaires à la sortie aussi divers que les débouchés
- Le réseau Sciences po se construit, petit à petit
- Travailler à l’étranger après Sciences po
- "Les diplômés de Sciences po Paris ont un supplément d’âme"
Diplomate ou journaliste. C’est le type de carrière à laquelle rêve une grande partie des jeunes qui entrent à Sciences po. À la sortie, ils seront nombreux à rejoindre plutôt… la finance, l’audit, le conseil, ou encore la fonction publique, la communication et le secteur de la culture. Une diversité des débouchés qui est la caractéristique des IEP. Secteur par secteur, découvrez où travaillent vraiment les diplômés.

Julie, 27 ans, diplômée 2007 de L’IEP Bordeaux (parcours carrières administratives), puis de l’INET, aujourd’hui chargée de mission au Conseil général de Gironde.
Sciences po : une voie royale vers le secteur public
À quoi mène vraiment Sciences po ?
Traditionnellement, c’est d’abord le secteur public qui constitue la marque de fabrique de Sciences po. Près de 40 % des diplômés des IEP de région s’y insèrent, 16 % de ceux de Sciences po Paris.
| Une préparation aux concours de la fonction publique |
Ces écoles pas comme les autres sont en effet une voie royale vers les concours de la fonction publique – français et européens.
"Avec la culture G, le droit public, l’économie, les langues… c’est la meilleure formation pour y arriver", estime Julie, qui a intégré l’INET (Institut national des études territoriales), après 5 ans à l’IEP de Bordeaux, suivis d’une année de préparation, et qui travaille aujourd’hui au conseil général de Gironde pour un salaire de 3.200 € net par mois.
"Avec la culture G, le droit public, l’économie, les langues… c’est la meilleure formation pour y arriver", estime Julie, qui a intégré l’INET (Institut national des études territoriales), après 5 ans à l’IEP de Bordeaux, suivis d’une année de préparation, et qui travaille aujourd’hui au conseil général de Gironde pour un salaire de 3.200 € net par mois.
Près des deux tiers des dernières promotions d’administrateurs territoriaux de l’INET sont ainsi passés par un IEP. La proportion est identique pour les admis au concours du Quai d’Orsay, ou à celui d’attaché de la mairie de Paris. Score plus édifiant encore à l’ENA (École nationale d’administration), qui forme l’élite de la haute administration française : 35 des 40 admis à l’ENA (concours externe 2010) sont passés par Sciences po Paris, qui y prépare environ 200 de ses élèves chaque année dans sa Prep’ENA.

Julie, 27 ans, diplômée 2007 de L’IEP Bordeaux (parcours carrières administratives), puis de l’INET, aujourd’hui chargée de mission au Conseil général de Gironde.
| Des débouchés dans le monde politique |
Le monde politique compte aussi une part importante de diplômés d’IEP. Assistant parlementaire, membre de cabinet, chargé de mission dans un ministère, chargé de projet dans une collectivité, etc. : les fonctions entourant la décision politique sont nombreuses.
Chargé du suivi des centres culturels français au MAEE (ministère des Affaires étrangères et européennes), Benoît est entré au ministère comme stagiaire pendant ses études à Sciences po Paris. Diplômé en 2006, il a poursuivi sa route au Quai d’Orsay, après un an d’arabe à l’université et 2 ans auprès du conseiller culturel à Rabat.
Aujourd’hui en CDD (contrat à durée déterminée), avec un salaire de 2.800€ brut par mois, le jeune homme de 28 ans préfère tout de même prévenir : "Être contractuel dans la fonction publique, et notamment dans les ministères, reste un statut précaire." Il prépare actuellement le concours de l’INET pour rebondir.
Aujourd’hui en CDD (contrat à durée déterminée), avec un salaire de 2.800€ brut par mois, le jeune homme de 28 ans préfère tout de même prévenir : "Être contractuel dans la fonction publique, et notamment dans les ministères, reste un statut précaire." Il prépare actuellement le concours de l’INET pour rebondir.
| Travailler dans les métiers du droit après Sciences po L’IEP parisien mène une petite partie de ses diplômés aux métiers juridiques (7 %), tout comme certains instituts de région (4 % à Rennes, 1 % à Strasbourg…). L’école de droit de Sciences po Paris, qui prépare au master de droit économique et à celui de carrières judiciaires et juridiques, a pour particularité de donner accès directement au concours du barreau pour devenir avocat. Une possibilité réservée par ailleurs aux seuls diplômés de l’université.
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Camille Stromboni
Novembre 2011
Mercredi 26 Octobre 2011





























