1. Métier de l’environnement : responsable hygiène, qualité et environnement
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Métier de l’environnement : responsable hygiène, qualité et environnement

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Écogarde en parc national, juriste en entreprise ou chargé de mission en collectivité locale : le secteur de l’environnement permet d’exercer des métiers très différents, dans le public comme dans le privé. En voici 5 exemples.

Christelle Lecomte, 44 ans : "C’est un métier où l’on apprend tout le temps et où il faut toujours se remettre en question"

 
Son métier

 

Responsable hygiène, qualité et environnement à la papeterie de Smurfit Kappa à Sault-les-Rethel (08), le leader mondial de la fabrication de carton ondulé, Christelle Lecomte gère une station d’épuration équivalente à celle d’une ville de 40.000 habitants ! Analyse des doses de polluants rejetés, rapports aux administrations, comme la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aména-gement et du logement) ou l’agence de l’eau, et réajustements du process de production en cas de dépassements constituent son quotidien.
Outre l’analyse de l’eau, la responsable environnement a aussi l’œil sur les pollutions de l’air et des sols ainsi que sur les nuisances sonores, la qualité des matières premières introduites… Pour répondre à la certification 14001, elle a mis en place le tri des déchets produits (plastiques, fil de fer, polystyrène, déchets chimiques, métaux, boues) avec autant de prestataires de recyclage à trouver et coordonner.

Le respect de normes qualité par rapport au papier vendu au client et de normes hygiène par rapport à l’entretien des machines viennent aussi s’ajouter aux certifications environnementales qui représentent à peu près la moitié de son temps de travail. "C’est un métier où l’on apprend tout le temps et où il faut toujours se remettre en cause. On apprend des auditeurs des certifications, des prestataires des déchets et au sein de réunions internes au groupe."
Pour elle, les normes sont autant de règles de process à transposer auprès de la cinquantaine de salariés de l’usine. Au milieu des machines à malaxer la pâte à papier et des presses bruyantes lissant et égouttant les longs rubans de carton, Christelle Lecomte reste attentive à tout ce que chaque ouvrier peut venir lui rapporter du fonctionnement du process. "Nous sommes avant tout des responsables management, car nous devons impliquer notre direction et le personnel. Tout le monde peut venir me voir pour un problème de qualité et il faut savoir être à l’écoute et analyser rapidement, sans compliquer les choses." Une attitude qu’elle s’applique avec rigueur.

 
Son parcours

 

Christelle Lecomte a appris son métier autant grâce à son BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) sciences et technologies des aliments que sur le terrain. Après avoir débuté dans le contrôle qualité alimentaire dans un laboratoire en région parisienne, cette Ardennaise est revenue "au pays" pour travailler à Smurfit Kappa. Les formations en interne ont complété ses bases pour connaître les paramètres polluants à analyser.

 
Son conseil

 

"Faites des stages ! On enseigne tout aux stagiaires que l’on reçoit, car l’environnement s’apprend beaucoup en pratique, au quotidien."

 
Le salaire

 

De 2.000 € à 2.500 € net par mois.