Examens en PASS : les modalités d'accès en deuxième année d’études de santé décryptées

Par Pauline Bluteau, mis à jour le 14 Decembre 2021
5 min

Avec la réforme, ce sont désormais les examens de fin de semestre qui comptent pour les étudiants en PASS. Des partiels qui vous donneront peut-être accès à une deuxième année de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kiné. Retour sur ces modalités, propres à chaque université.

Le stress monte pour les étudiants en PASS (parcours spécifique "accès santé") qui passent en ce moment-même, leurs examens de fin de semestre. Il s’agit la plupart du temps de QCM, comme cela était déjà le cas en PACES (première année commune aux études de santé).

Ce qui change en revanche, ce sont les conditions d'admission en deuxième année d’études de santé qui, comme le précise le décret du 4 novembre 2019, varient d'une université à l'autre. Petit tour d’horizon de ce qui doit finalement s’appliquer cette année.

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Valider 60 ECTS en première session de PASS

Comme tous les étudiants en licence, les étudiants en PASS devront obligatoirement valider 60 crédits ECTS, dont au moins 10 dans le domaine de la santé, pour être admis en deuxième année de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie.

Mais ce n’est pas tout. L’accès aux études de santé est toujours aussi rude, et ce malgré la réforme et la fin du numerus clausus. Les étudiants restent sélectionnés car les demandes sont toujours trop importantes par rapport aux capacités d'accueil des universités.

Pour entrer en MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kiné), les étudiants devront donc valider leur année de PASS en première session. Autrement dit, éviter d’aller aux rattrapages dans l’une des matières enseignées.

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Des notes parfois éliminatoires

Pour éviter les rattrapages justement, certaines universités ont conservé la méthode compensatoire, comme en PACES. Les notes obtenues dans chaque matière, ou unité d’enseignement (UE), peuvent être compensées entre elles pour obtenir une moyenne de 10/20 et donc valider son semestre puis son année en première session.

Mais attention, chaque université peut émettre quelques nuances à ces compensations. À l’université de Lille, seules les UE d’un même bloc de connaissances sont compensables mais les blocs entre eux ne le sont pas. À l’université de Toulouse 3, toutes les notes se compensent mais par semestre uniquement.

À tout cela s’ajoutent des notes-seuils. Ce sont des notes éliminatoires qui empêchent toute compensation de résultats et d’entrer en MMOPK. À Lille ou Toulouse 3 par exemple, un étudiant qui obtient moins de 8/20 à l’une de ses UE ne pourra pas se présenter en deuxième année d’études de santé. À l’inverse, dans des universités comme Côte d’Azur et Aix-Marseille, aucune note-seuil n’est indiquée.

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Plusieurs modalités d'accès en deuxième année d'études de santé

Après le PASS, les étudiants poursuivent forcément leurs études soit en deuxième année de MMOPK, soit en deuxième année de licence (dans la mineure choisie en PASS). Dans les deux cas, il faut au préalable avoir validé sa première année et donc avoir au minimum 10/20 de moyenne.

Mais pour entrer en MMOPK, il y a d’autres modalités à respecter. En effet, à la fin de vos deux séries d’examens (en décembre-janvier puis en avril-mai), un jury doit se réunir pour fixer ses propres seuils d’admission. C’est-à-dire une note qui admettrait automatiquement les étudiants en MMOPK à l’issue du premier groupe. À l’université d’Aix-Marseille, ces étudiants sont appelés les "grands admis" : ils n’auront pas besoin de passer les épreuves du second groupe. Ces premiers admis ne peuvent pas dépasser 50% des effectifs totaux admis en MMOPK.

Pour tous ceux dont la moyenne serait située sous le seuil fixé par le jury mais qui ont obtenu leurs examens en première session pourront passer des épreuves orales. Le jury établira alors un nouveau classement pour admettre les 50% restants en MMOPK.

Si toutefois vous n'avez pas obtenu la moyenne en PASS, vous ne pourrez pas redoubler. Dans ce cas, vous pourrez vous réorienter en première année de licence classique (mais pas en L.AS 1). Vous ne pourrez pas suivre d'option santé dans cette licence classique mais vous pourrez, l'année suivante, réintégrer une L.AS 2 pour retenter votre chance dans les études de santé.

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