Le paramédical, un secteur qui ne connaît pas la crise

Par Jonathan Grelier, publié le 25 Octobre 2021
4 min

Des infirmiers aux ambulanciers, l’éventail des professions du paramédical qui embauchent est très large. Portée par le vieillissement de la population et la crise du Covid-19, la tendance dans le secteur devrait durer.

Le paramédical cherche des bras ! De nombreux métiers du soin recrutent et ne nécessitent pas d’être médecin, pharmacien, dentiste ou sage-femme. En effet, les aides-soignants et les infirmiers occupent respectivement les deuxième et huitième places du top 10 des métiers qui devaient recruter le plus en 2021 hors emplois saisonniers, selon l’enquête de Pôle emploi sur les besoins en main-d’œuvre des entreprises.

Tout compris, les projets de recrutement d’aides-soignants (85.700), sont en hausse de près de 20% par rapport à 2019. Et même de 35% environ pour les infirmiers (42.500 projets). Confirmés par le Covid-19, les besoins découlent du vieillissement de la population et des efforts pour maintenir les personnes à leur domicile le plus longtemps possible.

Des métiers "zéro chômage" dans le paramédical

Dans les instituts de formation, les besoins sont anticipés : 5.700 places supplémentaires ont été créées pour la rentrée 2021–2022 en IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) et 5.900 en IFAS (Institut de formation en soins d’aides-soignants). Les métiers d'infirmiers et aides-soignants ne sont pas les seuls où les besoins sont importants. Cet été, l’AP-HP (le CHU de Paris et de l’Île-de-France) annonçait rechercher des techniciens de laboratoire, des masseurs-kinésithérapeutes et des manipulateurs en électroradiologie médicale.

Responsable pédagogique de l’Institut de formation des manipulateurs d’électroradiologie médicale à Nancy (54), Joël Comte évoque une profession "zéro chômage" : "Le métier fait face à une grosse pénurie de professionnels et la tendance se confirme dans les années à venir."

Le métier de psychomotricien, qui vise à réduire des dysfonctionnements d’origine psychique ou physique chez le patient, se caractérise aussi par une très bonne insertion professionnelle. "Près de 90% de nos étudiants ont déjà un emploi moins de trois mois après la fin de leurs études", affirme Franck Lemonnier, directeur des opérations et de la qualité à l’Institut supérieur de rééducation psychomotrice implanté à Marseille (13), Vichy (03) et près de Paris (75).

Tous ces professionnels de santé peuvent exercer à l’hôpital, en clinique mais aussi en cabinet, dans des Ehpad, des instituts médico-éducatifs…

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Evolutions et passerelles possibles

Au total, 100.000 postes sont vacants dans le paramédical en France, selon la Fédération de l’hospitalisation privée. Les besoins se font aussi sentir chez les opticiens-lunetiers, les auxiliaires de puériculture ou encore les ambulanciers. Pour d’autres métiers comme les ostéopathes ou les diététiciens, même si les pénuries sont moindres, l’insertion reste satisfaisante, selon les responsables de formation interrogés.

N’hésitez pas non plus à vous renseigner sur les évolutions possibles au sein des professions paramédicales et les passerelles vers d’autres métiers. Les infirmiers peuvent par exemple obtenir un diplôme d’État d’infirmier en pratique avancée pour acquérir des compétences du champ médical. Au bout de trois années d’expérience professionnelle, les aides-soignants ont eux la possibilité d’intégrer une formation d’infirmiers via une sélection spécifique.

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