Hortense, en 4ème année à l’ESAG-Penninghen : « L’atelier préparatoire sert de révélation »

publié le 29 Janvier 2011
4 min

Et si c’était à refaire ? Hortense, 22 ans, aurait-elle fait le même choix ? Réponse de l’étudiante, rencontrée samedi 29 janvier 2011 sur le Salon des formations artistiques de Paris.

Ce qu’elle voulait faire au lycée. En terminale ES au lycée Saint-Joseph de Tivoli à Bordeaux, Hortense vise Sciences Po pour accéder à son rêve d’enfant : « devenir ambassadrice ». Issue d’une famille d’artistes, l’art lui trotte malgré tout dans la tête. La jeune fille prend une option « arts plastiques » au bac et décroche un 20/20 dans cette matière. « Ma prof principale m’a fait comprendre que cette note était exceptionnelle et qu’il fallait que je tente ma chance ». Mais, au final, Hortense s’oriente vers un parcours plus traditionnel : elle rate les concours de Sciences Po et décide de s’inscrire en fac de droit.

Ce qu’elle a fait après le bac. Après 2 mois de fac de droit, Hortense jette l’éponge. « Ces études n’étaient pas faites pour moi », assure la jeune femme aujourd’hui. Elle prend le reste de l’année pour réfléchir à son orientation, fait un stage au musée des Arts déco à Bordeaux, réalise des peintures sur les murs de son lycée, trouve un job de serveuse pour ses frais et fait une visite à Paris rencontrer les écoles d’art. A la rentrée suivante, elle intègre l’année préparatoire de l’ESAG-Penninghen dans lequel on peut entrer sans sélection. « Il y avait donc beaucoup de pression car ils ne prennent que 30 personnes sur les 80 de l’atelier préparatoire en deuxième année. Cet atelier nous a tous beaucoup marqués. On se découvre dans des domaines qu’on n’a encore jamais pratiqués. Il y a des révélations. »

Ce qu’elle apprend aujourd’hui. Hortense réussit à passer le cap et entre en deuxième année dans la filière « architecture d’intérieur » de l’ESAG-Penninghen. Tous ses cours se déroulent sous forme d’ateliers avec des professionnels comme professeurs. Elle y apprend le design, l’architecture, l’architecture d’intérieur, l’infographie, l’illustration… « Il ne faut pas croire… Exigeantes, ces études demandent beaucoup d’investissement », prévient la jeune femme. Elle a « adoré » son stage de fin de 3e année à l’agence Make. Hortense est aujourd’hui convaincue qu’elle a trouvé sa voie : elle sera architecte d’intérieur.

Si c’était à refaire ? Hortense referait exactement le même parcours. « Rater Sciences Po a été une étape importante pour moi. Juste après le bac, je n’étais pas encore prête à me lancer dans des études un peu plus loufoques que la moyenne. Je n’aurais pas pu l’assumer. Il me fallait le temps de la réflexion. Aujourd’hui, je ne regrette rien. Je ne me serais pas épanouie dans un cursus de sciences politiques. Et je m’éclate dans mes études d’architecte d’intérieur. »

Propos recueillis par Sylvie Lecherbonnier
 

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