Conseils de pro - Santé, quelles études pour quels métiers ? : « Les étudiants brillants et feignants ne sont pas ceux qui réussissent le mieux ce concours »

publié le 21 Janvier 2011
5 min

Sur le Salon du lycéen et de l’Etudiant de Marseille s’est tenue, vendredi 21 janvier, la conférence « Santé, quelles études pour quels métiers ?». Parmi les intervenants, Pascal Adalian, chargé de mission LMD à l’université d’Aix-Marseille 2. Interview à la sortie de la conférence.

Que retenir de la conférence ?
« Les derniers lauréats au concours de fin de première année avaient entre 14,5 et 15/20 de moyenne sur l’ensemble des matières. Le major avait 18/20. Les étudiants de la filière santé doivent être prêts à s’engager dans des études longues, entre bac+8 et bac+12 selon la spécialité choisie. Il faut être prêt à s’investir un an pour passer le concours. Le numerus clausus de cette année permet d’accueillir, en deuxième année, 312 étudiants en médecine, 70 en odontologie, 149 en pharmacie, 140 en kinésithérapie et 36 en maïeutique alors que 3.000 étudiants sont inscrits en première année. Il faut donc être prêt à travailler de 8 heures à minuit, y compris les week-end. Les étudiants brillants et feignants ne sont pas ceux qui réussissent le mieux ce concours. Il faut avoir une grosse capacité de mémorisation des connaissances. La quasi-totalité des étudiants qui réussissent ont un bac S ».

Que faut-il savoir avant de s’engager dans des études de médecine ?
« Les carrières médicales sont des professions sous pression. N’hésitez pas à tester votre goût pour les métiers de la santé auprès de vrais médecins, qui vous donneront une vision plus proche de la réalité que les séries américaines comme Grey’s Anatomy avec une vision héroïque du métier de chirurgien ou de médecin-légiste.

En cas d’échec à la PAES, quelles options pour les étudiants déjà engagés dans les cursus ?
Il y a aussi des métiers d’encadrement des professions de santé, de démarche qualité dans les entreprises, de gestion des risques environnementaux et sanitaires ou des métiers dans la recherche médicale qui sont accessibles après un master, pour ceux qui auraient raté la PAES (Première année commune des études de santé). On peut y entrer avec une licence de biologie cellulaire, d’économie statistique, etc. selon les domaines de master visés. On ne considère pas comme un mauvais étudiant celui qui aurait échoué au concours avec un 15/20 ! C’est le mode d’apprentissage qui ne lui convenait pas et ces masters de haut niveau permettent de travailler dans le domaine de la santé où les débouchés sont en expansion.

Un dernier conseil pour les jeunes qui veulent se lancer dans des études de médecine ?
Il faut aussi savoir qu’après l’ECN (examen classant national) de 6e année, les étudiants doivent choisir tout de suite leur spécialité et qu’il faudra être prêt à bouger sur toute la France. Environ 7.000 étudiants sont alors classés et choisissent leur ville et leur spécialité. On peut étudier 6 ans à Marseille et poursuivre ailleurs ».

Propos recueillis par Fabienne Guimont

 

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