Paroles de parents : « A l’université, on ne fait pas assez attention aux étudiants »

publié le 22 Janvier 2011
3 min

Valérie et sa fille Milène, en première année de licence d’histoire, sont venues chercher des informations orientation sur le salon du lycéen et de l’étudiant de Marseille. Impressions au détour d’un stand le samedi 22 janvier 2010.

Pourquoi sont-elles venues au salon ?
Valérie et Milène sont un peu perdues au milieu des stands des écoles et filières de l’université. Elles cherchent de l’information générale pour trouver une porte de sortie pour Milène. En première année d’histoire à l’université, elle ne trouve pas son compte dans le fonctionnement jugé « anonyme » de la fac où « on ne fait pas assez attention aux étudiants ». Les options proposées à Aix sont difficilement conciliables avec les programmes marseillais et les cours promis sur Internet en début d’année ne sont pas toujours en ligne. « Milène veut devenir institutrice. On voudrait savoir s’il y a d’autres possibilités que la fac pour entrer ensuite à l’IUFM et passer le concours. Par exemple, est-ce qu’il est possible de faire une école pour revenir ensuite à la fac ? » s’interroge cette institutrice qui, elle, avait pu passer le concours après le bac, sans passer par une licence ni un master.

Leur parcours sur le salon
Elles s’arrêtent au stand de l’IUFM d’Aix-Marseille. La conseillère leur explique que les concours des métiers de l’enseignement se déroulent en septembre de la deuxième année de master. L’année passée, le calendrier était transitoire dans la mise en place de la réforme dite de la matérisation. Pas facile de s’y retrouver et les questions fusent. « On peut réussir le concours sans avoir le master ? » interroge Valérie. «En général, c’est le contraire, le concours est le plus dur à réussir. On peut le repasser autant de fois qu’on veut. Certains le passent pour la 7e fois ! », répond Martine Bigot, responsable de la communication de l’IUFM d’Aix-Marseille.

Et après ?
Elles vont se renseigner sur les DUT ou les BTS vers lesquels Milène, diplômée d’un bac L, pourrait bifurquer après avoir passé ses examens de second semestre. Les métiers de la communication et du journalisme pourraient la tenter, avant de revenir en licence à l’université. Encore faut-il que ce parcours ne la pénalise pas dans la préparation des matières qu’elle aura à affronter au concours, comme l’histoire-géographie, le français et les mathématiques.

Fabienne Guimont

A voir :

Le palmarès des villes étudiantes où il fait bon vivre

Ce qui s'est passé au salon de Bordeaux et au salon de l'apprentissage et de l'alternance.

Articles les plus lus

A la Une étudier en région

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !