Simon, en 3e année de l’ENSM : «On teste son goût pour le voyage et l’aventure »

publié le 22 Janvier 2011
3 min

Et si c’était à refaire ? Simon, 25 ans, en troisième année de l’Ecole nationale supérieure de la marine (ENSM)  pour devenir chef de quart de navire de mer aurait-il fait le même choix ? Réponse de l’étudiant rencontré, samedi 22 janvier 2011, sur le salon du lycéen et de l’Etudiant de Marseille.

Ce qu’il voulait faire au lycée
« Au lycée, dès ma première S option sciences de l’ingénieur, je savais que je voulais devenir ingénieur en mécanique. Les modules en mécanique et en électronique m’en avaient convaincu».

Ce qu’il a fait après le bac
« Je suis allé pendant 2 ans en prépa PTSI-PT au lycée de Tarbes (65), mais sans passer les concours. En discutant avec un oncle ingénieur, j’avais compris que le travail en bureau, le calcul, la gestion de projet et le management ne me conviendraient pas. J’avais au contraire besoin de bouger, de prendre l’air et de rencontrer de nouvelles personnes dans mon futur métier. Puis j’ai rencontré un pilote privé de yacht qui naviguait à Dubaï et qui m’a parlé de son métier et de L’Ecole nationale supérieure de la marine où je suis rentré sur concours, au Havre. Il existe aussi des sites à Marseille, à Nantes et Saint Malo ».

Ce qu’il apprend aujourd’hui
«On apprend la navigation, en salle de classe mais aussi en pratique sur des simulateurs et lors de nos stages embarqués sur des porte-containers, des ferrys de croisière, des pétroliers, etc. On doit effectuer 9 mois de stage et ensuite encore 8 mois de navigation après l’école pour être breveté lieutenant de pont et/ou de machine. On apprend aussi à lire un bulletin météo, l’astronomie, les installations électriques, les circuits pneumatiques, la conduite/dépannage moteur, les installations thermiques de chaudière, le droit maritime, l’anglais, les radio-communications, la survie en mer, la mise à l’eau des embarcations de sauvetage ».

Et si c’était à refaire ?
«Je passerais directement le concours de cette école après le bac S. Même si je sais que ne passerai pas toute ma vie à navigueur au long cours car je suis un touche-à-tout. D’ailleurs, 5 ans après leur diplôme, beaucoup se reconvertissent à terre et ça ne pose pas de problème pour trouver du travail ».

Propos recueillis par Fabienne Guimont

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