Léo, en BTS d’opticien-lunetier à l’ESOL Montpellier : "Ma formation est à la fois très théorique et très pratique"

Par Étienne Gless, publié le 30 Janvier 2014
3 min

Léo a abandonné la fac, "trop générale" à son goût et fait une année de césure avant d’opter pour un BTS (brevet de technicien supérieur) d’opticien-lunetier à l'ESOL (Ecole supérieure d'optique et de lunetterie) Montpellier. Il ambitionne maintenant de multiplier les expériences professionnelles et rêve d’ouvrir son propre magasin. Il nous raconte son parcours et sa formation.

Comment êtes-vous arrivé à l’ESOL (Ecole supérieure d’optique et de lunetterie) Montpellier ?

"Par hasard ! En terminale ES, je ne savais pas du tout quoi faire. Après le bac, je suis allé en fac de droit à Montpellier par défaut. L’enseignement était trop général et cela ne m’a pas plu. Pour prendre du recul, j’ai décidé d’entrer dans la vie active. J’ai ainsi travaillé dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Après un an, je n’avais toujours pas trouvé ma voie. Mais, par chance, j’ai rencontré des étudiants de l'ESOL via des amis. Cela m’a intéressé. J’ai pris contact avec l’école. J'ai passé une journée d’observation qui m’a conforté dans le choix de cette voie."

Comment êtes-vous entré ? L’école pratique-t-elle une sélection ?

"Pas vraiment. J’ai envoyé mon dossier de candidature et passé un entretien de motivation. C’est la clé de la réussite dans ce type d’études."

Quels sont les enseignements en BTS opticien-lunetier ?

"Les enseignements sont à la fois très théoriques et très pratiques, et c'est ce que j'apprécie. Côté théorie, on nous enseigne des matières très poussées, comme l’analyse de la vision qui nous permet de comprendre le fonctionnement de l’œil et les solutions à apporter aux problèmes visuels. Ces cours théoriques nous permettent de savoir de quoi on parle et de ne pas être un simple vendeur de lunettes ! Côté pratique, les enseignements vont de la réalisation de montures à l’examen de vue qui reste le cœur du métier. Il y a six semaines de stage obligatoire dès la première année du BTS."

Qu’est-ce que vous appréciez moins dans votre formation ?

"Le rythme de travail. Nous avons souvent 35 à 40 heures hebdomadaires de cours. Je rêve de n’avoir que 15 à 20 heures de cours par semaine !"

Avez-vous déjà une vision claire ce que vous allez faire une fois diplômé ?

"Mon but est de faire mes armes dans un maximum d’entreprises pour acquérir un maximum d’expérience. À terme, j'aimerais devenir chef d’entreprise et ouvrir mon propre magasin d’optique."

Et si c’était à refaire ? 

"Si je m’étais orienté dans cette voie du BTS d’opticien-lunetier dès le départ, à l’heure actuelle je serais déjà en train de travailler. D’un autre côté, sortir du système scolaire et universitaire pour passer un an dans la vie active m’a permis de gagner en maturité avant de finalement reprendre des études qui me plaisent."

Montpellier est-elle une ville où il fait bon vivre ?

"Oui, parce que la vie étudiante y est très riche. Les infrastructures comme le tramway sont particulièrement développées, ce qui nous permet de sortir en nous affranchissant des contraintes de la voiture. C’est une ville qui reste de taille humaine. Il faut juste une petite heure de tram pour la traverser. L’inconvénient, selon moi : les loyers y sont un peu chers."

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