Mickaël, élève ingénieur à l’EPF : "Les entreprises courtisent beaucoup les étudiants"

Par Étienne Gless, publié le 30 Janvier 2014
4 min

Après une année de prépa math sup très "cassante", Mickaël, 22 ans, est en quatrième année à l’EPF. Il a choisi cette école d’ingénieurs privée pour sa formation généraliste et apprécie particulièrement Montpellier pour sa qualité de vie.

Pourquoi avoir choisi une école d’ingénieurs et pourquoi celle-ci ?

"Après mon bac S, j’avais le choix entre médecine, la fac, une école d’ingénieurs, une école de commerce… J’ai préféré m'orienter en école d’ingénieurs parce que je peux toujours faire ensuite une école de commerce. Alors que l’inverse est quasiment impossible !"

Comment êtes-vous entré à l’EPF ?

"Après m’être fait ‘casser’ dans une prépa math sup dans un grand lycée parisien, je suis entré à l’EPF en deuxième année sur dossier et après un entretien de motivation. Là, j’ai redécouvert la vie étudiante, la vie tout court. Entre la prépa et l'école, l’accompagnement des professeurs est très différent. À l'école, il n’est pas orienté sur les concours, mais sur le métier d’ingénieurs et la vie des entreprises. Ce lien avec les professionnels me plaît beaucoup. Lundi dernier, on m’a demandé de me mettre sur un projet avec une entreprise. Je me sens déjà ingénieur, alors que je suis encore étudiant. Je me sens également utile et considéré."

Qu’appréciez-vous d'autre dans votre formation ?

"L’EPF forme des ingénieurs généralistes. Jusqu’au milieu de la 4e année, tous les étudiants suivent un cursus commun : mécanique, électricité, maths, physique, chimie... Un maçon sans sa truelle ne peut pas travailler. Un ingénieur sans ses maths et sa physique et les autres matières de base non plus ! Avec cette formation généraliste, si je débute dans l’aéronautique et que le secteur s’écroule un jour, dès le lendemain je pourrai travailler dans l’informatique. Je n’aurais pas à refaire deux ans de spécialisation pour passer d’un secteur à l’autre."

Avez-vous des domaines de prédilection ?

"Parmi mes matières préférées, je citerais l’énergétique : produire l’électricité et la transporter. Et aussi la thermodynamique. Par ailleurs, la dimension internationale de ma formation me plaît beaucoup. Je suis déjà parti travailler six mois en Argentine pour une entreprise. J’encadrais 20 personnes dans la fabrication de tendeurs de fils de fer. Ce qui me plaît moins : le format de notation à la française. Ce contrôle continu rappelle trop le lycée."

Quels sont vos projets, une fois diplômé ?

"Je vais poursuivre par une thèse en lien avec les entreprises. Ces dernières nous courtisent déjà beaucoup. Toutes les semaines, elles viennent à l’école vanter leurs mérites. Elles nous proposent de signer pour venir travailler chez elles une fois diplômés. Ingénieur est un des rares métiers qui souffre d’une pénurie de compétences, alors les sociétés se les arrachent."

Est-il agréable de vivre à Montpellier ?

"Oui ! Le prix des logements reste attractif, si on le compare à des villes comme Paris, Lyon ou Marseille. Se loger coûte entre 400 et 600 € par mois à un étudiant pour 25 m², contre 800 € ailleurs. J’apprécie aussi le soleil et la proximité de la mer : je suis un grand fan de plongée sous-marine. L’ambiance est différente. Ici, quand j’achète mon pain, la boulangère est souriante, elle n’est pas pressée. Le seul petit défaut, ce sont les transports en commun la nuit. Ils sont insuffisants, il faut beaucoup marcher. Mais l’animation nocturne de la ville est sans faille !"

Articles les plus lus

A la Une étudier en région

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !