9 questions à anticiper pour réussir votre entretien d'embauche

Par Gabriel Joly, publié le 19 Octobre 2020
6 min

Comment vous préparer à un entretien d’embauche ? Découvrez les principales questions posées par les recruteurs lorsque vous postulez pour un stage ou un premier poste, et nos conseils pour y répondre efficacement.

Un entretien d’embauche nécessite une vraie préparation pour mettre toutes les chances de son côté. Gardez à l’esprit qu’un entretien travaillé vous mettra en confiance et sera plus facile à maîtriser.

Exit le fameux tour de vos "défauts" que l'on contourne en répondant souvent que l’on est "perfectionniste" ! Voici 9 des principales questions que vous pouvez anticiper. Elles sont également à retrouver (avec 491 autres !) dans l'ouvrage de Céline Manceau, 500 réponses aux questions des recruteurs, publié aux éditions L'Opportun/L'Etudiant, qui agrémente chacune de nombreux conseils pour réussir votre entretien.

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Pouvez-vous vous présenter ?

La première question vise à introduire l’échange avec le candidat. Fournissez une réponse structurée, montrant que vous avez des qualités d’organisation de votre pensée.

Il arrive que l’on ne précise pas si cette présentation doit se faire en une minute ou cinq, ni s'il doit être question de votre parcours académique et de vos expériences professionnelles. Il est préférable de demander des précisions avant de vous lancer, conseille Adrien Ducluzeau, fondateur du cabinet de recrutement La Relève.

Pouvez-vous revenir sur le déroulé de votre parcours ?

Vous aurez toujours une question sur vos études ou vos expériences professionnelles. Dans ce cadre-là, il faut parvenir à expliquer la cohérence entre ses choix de parcours et le poste souhaité : vous savez où vous allez !

Si vous avez changé de voie à plusieurs reprises, le recruteur cherchera des explications à ces bifurcations. "L’essentiel est de montrer qu’on a guidé son cursus, plus qu’on ne l’a subi", explique Sacha Kalusevic, directeur senior chez PageGroup. "Cela peut être intéressant de proposer des contacts à solliciter si votre parcours semble décousu", selon Adrien Ducluzeau.

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Pour quelles raisons avez-vous choisi ce métier ?

Une question équivalente pourrait se concentrer sur vos qualités pour exercer ce métier : "Pourquoi vous sentez-vous qualifié pour le poste ?" Évitez les réponses basiques ou fatalistes. Mieux vaut limiter les allusions à vos proches s’ils ont joué un rôle dans votre orientation car vous devez vous être approprié votre choix d'orientation. Montrez que vous avez déjà acquis de l’expérience dans ce domaine et en quoi votre diplôme est adapté au poste.

Quelle est votre plus grande réussite/erreur ?

Il s'agit ici de démontrer que vous avez mis en application une compétence précise par le passé, et que cela vous a réussi. Mobilisez l’une de vos précédentes expériences professionnelles pour démontrer cette réussite qui pourra être aussi collective. Mais alors il faudra prouver comment vous avez concrètement apporté votre pierre à l’édifice. Quant à votre plus grande erreur, il s’agit d’expliquer ce qu'elle vous a permis d'apprendre.

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Quels sont vos centres d’intérêt ?

Le recruteur cherchera à cerner votre personnalité pour savoir si elle peut correspondre à l’ambiance de travail dans l’entreprise. Optez pour la franchise, il n’y a rien de pire que de s’inventer un rôle. Adrien Ducluzeau explique qu'il arrive de "faire tout un entretien sur les hobbies du candidat, car c’est sur ces sujets qu’on repère s’il y a le 'feeling'".

Si vos centres d’intérêt sont différents, pas de panique. La clé est d’argumenter en quoi les vôtres peuvent se révéler utiles pour le poste : si vous jouez aux échecs, mettez en avant la concentration que cela nécessite.

Pouvons-nous poursuivre cet entretien en anglais ?

Il faut pouvoir prouver que votre maîtrisez les langues indiquées sur votre CV ! Surtout si le poste revêt une dimension internationale. Si on vous demande de passer en anglais, restez calmes et poursuivez l’entretien sans paraître déstabilisé.

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Comment vous voyez-vous dans cinq ans ?

Votre réponse doit à la fois témoigner d’une certaine ambition professionnelle, mais montrer que vous savez rester réaliste. Le recruteur cherche également à déterminer si vous vous voyez rester et évoluer dans l’entreprise. Si la structure possède des filiales à l’étranger, vous pouvez par exemple mettre en avant des envies d’expatriation.

Quelles sont vos prétentions salariales ?

Ce sujet sera quasiment toujours abordé, bien qu’il semble délicat. Pour y répondre correctement, mieux vaut viser juste par rapport au poste recherché. "L’erreur à ne pas commettre est de considérer votre salaire en fonction des revenus moyens à la sortie de votre formation et non en fonction du poste proposé", met en garde Sacha Kalusevic. N'hésitez pas à demander l'avis d'un professionnel en activité qui pourra vous donner une idée de la fourchette de salaire.

Avez-vous une question à nous poser ?

Votre entretien se terminera souvent avec la proposition d’échanger les rôles avec le recruteur. Il faut absolument saisir cette occasion. Pour poser une question pertinente, il faut s’être informé en amont du fonctionnement de l’entreprise.

Sélectionnez un sujet qui vous plaît et que vous maîtrisez pour interroger votre interlocuteur. "Certains demandent le retour à chaud du recruteur, explique Sacha Kalusevic. Pourquoi pas ? C’est un bon moyen d’être fixé".

// © l'Etudiant

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