1. Un seul concours par an… et très peu de postes ouverts

Un seul concours par an… et très peu de postes ouverts

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Un bâtiment de briques, une porte en verre qui ne paye pas de mine… L’entrée de la section biologie du laboratoire de police technique et scientifique de Paris décevrait presque par sa banalité. Pourtant, quelques mètres plus haut, dans les couloirs aux couleurs fanées, des silhouettes emmaillotées dans leur blouse blanche se croisent, masque au visage et charlotte vissée sur la tête. Ça y est, on y est ! Derrière les cloisons vitrées, les fonctionnaires de police coupent les cheveux en quatre et triturent les ADN pour les faire parler. Parmi eux, Christel Sire, 34 ans, un brin d’accent du Sud dans la voix. Depuis quatre ans, elle est ingénieur en police scientifique et dirige une équipe de cinq personnes.

Pour devenir ingénieur en police technique et scientifique, deux qualités sont essentielles : être calé en sciences et… supermotivé ! Car les embauches se déroulent une fois par an via un concours très sélectif (limité à trois participations). Le nombre de postes offerts se compte souvent sur les doigts d’une main (le dernier proposait deux emplois). Pour présenter le concours dit "sur titre et travaux" , vous avez le choix entre plusieurs cursus. Vous pouvez opter pour un diplôme universitaire de troisième cycle en sciences (doctorat) : biologie, chimie, les possibilités sont vastes ! Vous pouvez aussi vous diriger vers une école d’ingénieurs. Enfin, les diplômes d’État de docteur en médecine, en pharmacie ou vétérinaire sont acceptés.
Les profils recherchés sont très précis pour répondre aux besoins des différentes sections (biologie, chimie, balistique, explosifs, etc.). Tous ne correspondront donc pas à votre parcours. Pensez à cultiver votre anglais, c’est un plus très apprécié.


Céline Authemayou
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