1. Guillaume Mauger, commissaire de police

Guillaume Mauger, commissaire de police

Envoyer cet article à un ami

À 30 ans, Guillaume Mauger est commissaire de police à Nanterre. Diplômé en 2003 de l’École nationale supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, il nous raconte son quotidien, où la routine n’existe pas.

"Ce n’était pas un rêve de petit garçon, glisse Guillaume calmement. Je n’ai jamais été attiré par la fonction de commissaire de police." Pour le jeune homme, cette vocation est née à l’adolescence lors des carrefours métiers organisés dans sa région lyonnaise. Il y rencontre des policiers, des commissaires, et il se lance dans des études de droit. À 23 ans, il passe les concours d’officier de police et de commissaire. Il est reçu aux deux, mais n’hésite pas longtemps. "J’ai préféré commencer avec un certain niveau de responsabilités car ce qui me plaît le plus, c’est de pouvoir réfléchir, concevoir et organiser les choses. Je ne voulais pas être une personne qui ne fait qu’appliquer la loi."
Après une première affectation à Toulouse au sein du service d’ordre public et de sécurité routière, Guillaume est, depuis 2007, au service départemental de nuit des Hauts-de-Seine. Sous les ordres du directeur départemental de la sécurité publique, il gère tout ce qui peut se passer dans le département la nuit et a donc une emprise sur tous les commissariats du secteur. Avec 45 fonctionnaires de police, il s’occupe du pôle judiciaire et du pôle ordre public. Le judiciaire concerne les affaires de conduite en état d’ébriété, par exemple, de disparition de mineur, de viol, de suicide… et les procédures qui en découlent : interpellation, garde à vue, avis aux magistrats, perquisitions si nécessaire ou recherche de traces et d’indices pour vérifier qu’il s’agit bien d’un suicide et non pas d’un meurtre. Quant à l’ordre public, le champ est vaste. On doit s’assurer notamment qu’un événement comme l’arrestation d’un dealer, par exemple, n’entraîne pas l’embrasement d’un quartier. "On nous rend compte en temps réel de ce qui se passe. Souvent nous nous déplaçons nous-mêmes pour apprécier la situation et prendre des mesures. Nous sommes les premiers sur place, et nous devons faire le lien avec le Parquet, la mairie, etc., explique Guillaume. Il faut prendre la bonne décision au bon moment. Et Dieu sait que c’est difficile. À 99 %, nous savons que nous avons fait le bon choix, mais parfois nous engageons la vie de notre personnel…"

Ludivine Coste
Sommaire du dossier
Un bon DRH