Travailler dans l'immobilier : informaticien

Par Marie-Anne Nourry, publié le 30 Mars 2012
3 min

Qui dit crise économique ne dit pas forcément crise immobilière. Le secteur demeure en quête de nouvelles recrues, en particulier pour des postes cadres. A la clé, les fonctions traditionnelles, mais aussi de nouveaux métiers dans l'immobilier d'entreprise. Panorama des tendances pour les jeunes diplômés et portraits de pros.

Fabien, 27 ans : "Je ne savais pas que le secteur immobilier recrutait des informaticiens"


Son parcours


"Au lycée, je n'accrochais pas trop avec les cours", confie Fabien. Engagé dans la voie STG, il prend son mal en patience et "bidouille" sur son ordinateur quand il est chez lui. "Mon père travaille chez Sony-Ericsson et ma mère chez IBM, j'étais prédestiné à travailler dans l'informatique", plaisante-t-il. Sur les conseils d'un ami, il se rend dans les locaux d'Epitech et découvre une école qui répond à toutes ses attentes. "L'inscription annuelle s'élève à 7.000 euros mais, grâce à mes parents, je n'ai pas eu à contracter de prêt." Un investissement justifié selon lui car les cours le passionnent.


Pour tous ses stages, Fabien cible les petites structures, qu'il estime plus innovantes et offrant plus de liberté que les grandes. A l'issue de son stage de fin d'études dans une SSII de quatre personnes, il est embauché en CDI, mais ne restera qu'un an à son poste. L'entreprise étant frappée de plein fouet par la crise, il cherche un autre poste et tombe sur une annonce de MeilleursAgents.com, un site Internet spécialisé dans l'immobilier.

Sa fonction


Travailler dans l'immobilier ? Une option qu'il n'avait jamais envisagée auparavant. "Je ne savais pas que le secteur recrutait des informaticiens", justifie-t-il. Chez MeilleursAgents.com, il se retrouve dans une équipe de 10 développeurs. Son rôle : mettre à jour une carte de France du prix au mètre carré. "Je suis le pont entre le pôle recherche qui élabore les modèles de calcul et les personnes qui réalisent les cartes."


Ce qu'il aime le plus


Fabien travaille dans une start-up de 60 personnes, où l'innovation qu'il recherche tant est au rendez-vous. "On crée de l'information qui n'existe nulle part ailleurs !" Lui qui ne connaissait rien à l'immobilier a désormais les yeux rivés sur les prix. "C'est intéressant de suivre pourquoi ça monte, pourquoi ça descend, d’observer par exemple l'impact d'une loi."

Autre point positif, propre à la nature de son entreprise : l'ambiance. "Les développeurs ont entre 27 et 30 ans. Je me suis fait des amis." Le tout dans une atmosphère stimulante : "On échange sur ce qu'on fait, on ne travaille pas simplement à la tâche."


Ce qu'il aime le moins


"Je n'en ai pas la moindre idée !" Quand Fabien se lève le matin, il est ravi d'aller travailler. Et quand il rentre, il est satisfait du travail accompli. Et même les avantages des grandes entreprises (RTT, 13e mois, etc.) ne lui manquent pas. "On ne choisit pas une entreprise pour les avantages qu'elle propose. Et en cas d'imprévus on toujours la possibilité de s'arranger."


Son conseil


Ne jamais baisser les bras. "Le lycée ne me plaisait pas mais quand on sait où on veut aller, il faut prendre sur soi." Malgré son aversion pour certains cours, les maths notamment, le jeune homme a réussi à avoir son bac. Et il ne regrette pas ses efforts aujourd'hui.


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