Ingénieurs et scientifiques à la SNCF : Guillaume, 24 ans, technicien de maintenance des voies

Par Sophie Blitman, publié le 08 Février 2013
4 min

En tant que technicien de maintenance des voies, Guillaume est responsable, sur son périmètre, du bon état des rails. Les contrôles effectués par des équipes d'ouvriers qualifiés lui permettent de prévoir et d'organiser les travaux adéquats.


Son parcours

Inscrit en DUT de génie civil après un bac S, Guillaume, dont le père est cheminot, profite de l'un de ses stages pour découvrir la SNCF de l'intérieur. Une expérience concluante qui le conduit à postuler à la licence professionnelle de travaux publics de l'IUT de Cergy-Pontoise dont la spécialité infrastructures ferroviaires est conçue en alternance avec l'entreprise publique.

La formation dure 13 mois et est assortie d'une promesse d'embauche liée moins à l'obtention du diplôme qu'à la réussite de l'examen organisé par la SNCF elle-même."Il y a un volet technique lié à la connaissance des différents types de rails ou d'appareils qui permettent de changer de voie, détaille Guillaume, et une partie qui concerne la sécurité des employés et de la circulation." L'évaluation en contrôle continu est complétée de 4 épreuves orales, à l'issue desquelles le jeune homme entre à la SNCF, fin 2010.


Son métier

Surveiller les voies pour assurer la sécurité des trains et des personnes : telle est la mission du "TO voie" (technicien opérationnel voie). À ce titre, Guillaume demande à des équipes d'ouvriers qualifiés de vérifier, par exemple, que les rails sont bien droits, ne s'affaissent pas ou ne sont pas fissurés, grâce notamment à des contrôles ultrasons. "On travaille au millimètre près, insiste-t-il. On ne dirait pas, mais il en faut peu pour faire dérailler un train !"

En fonction des comptes-rendus qui lui sont adressés, Guillaume programme des travaux, en prévoyant notamment les moyens matériels et humains nécessaires, et gère les chantiers les plus complexes. Il est l'assistant technique du dirigeant de proximitéde son secteur qui supervise l'ensemble et manage les équipes. "La moitié de mon temps est consacrée au suivi de la maintenance, l'autre à l'organisation et la préparation des chantiers", évalue Guillaume.


Le rythme de travail

Environ une semaine par mois, Guillaume encadre des chantiers de nuit, les travaux étant réalisés, dans la mesure du possible, quand les trains ne roulent pas.


Ce qui lui plaît dans son métier

"C'est un travail qui n'est absolument pas monotone, se réjouit Guillaume. Chaque chantier est différent, car selon le site, les trains et l'organisation changent. Les journées ne se ressemblent jamais et on en apprend tous les jours !"



Metiers de la SNCF - Guillaume 2 - technicien de maintenance des voies - ©S.Blitman

Ce qui lui plaît moins

 
"Lire les comptes-rendus et remplir les tableaux de suivi ne me passionnent pas vraiment, avoue Guillaume. Mais comme je gère mon temps comme j'en ai envie, je m'organise pour répartir le travail ou, au contraire, m'y mettre une bonne fois pour toutes... selon mon humeur !"


Le salaire

La rémunération d'un technicien de maintenance des voies recruté, comme Guillaume, au niveau bac+2/3 s'élève à 1.600-2.000 € net par mois, primes comprises.


Comment il envisage son avenir

"La suite logique serait de devenir dirigeant de proximité, explique Guillaume, ce qui me permettrait d'avoir plus de responsabilités. À plus long terme, il est prévu que 10 ans après l'examen d'entrée, je devienne cadre. Mais je ne me projette pas encore autant !"


Ses conseils

"Choisissez bien vos stages pendant vos études : cela permet de voir si telle ou telle branche vous plaît, plutôt que d'être déçu 6 mois après avoir commencé un travail", estime Guillaume, qui conseille aussi de se renseigner sur la politique RH de l'entreprise : "C'est bien d'entrer dans une boîte en sachant qu'on peut y évoluer".

Articles les plus lus

Contenus supplémentaires

A la Une portraits métiers

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !