SNCF recherche jeunes ingénieurs et scientifiques prêts à manager

publié le 08 Février 2013
4 min

Après un ralentissement en 2010, les activités de la SNCF avaient retrouvé une bonne dynamique en 2011. Confirmée en 2012, cette tendance devrait se poursuivre en 2013, se traduisant par un recrutement global de 10.000 personnes, dont 1.000 cadres. Parmi eux, une majorité de moins de 30 ans.

Si la SNCF a des besoins sur les fonctions supports, notamment en gestion-finance, informatique, ressources humaines ou juridique, les ingénieurs et les scientifiques de niveau bac+5 l'intéressent tout particulièrement : ils devraient représenter 2/3 des embauches de cadres. Au total, environ 400 jeunes scientifiques et ingénieurs devraient ainsi rejoindre la SNCF en 2013.


"Explosion" et modernisation du réseau

Outre les nombreux départs à la retraite, le développement des activités de transport de voyageurs explique ces embauches. Le TGV est concerné, mais moins que les TER (Transport express régional) et RER (Réseau express régional) : "Le transport quotidien explose, à cause d'une densification du réseau, mais aussi de l'extension de certaines agglomérations", affirme Serena Krakovitch, responsable du recrutement et de l'évaluation des cadres.

L'entreprise a de plus défini un important plan d'investissements pour moderniser le réseau ferroviaire, notamment au niveau des installations électriques et des postes d'aiguillage.Ce qui implique des besoins sur des postes de gestion des infrastructures.


Des ingénieurs et des scientifiques aux profils variés

Si le génie civil et le génie électrique constituent "deux spécialités directement utiles pour des activités d'entretien et de modernisation du réseau, nous ne nous limitons pas à ces profils, souligne Serena Krakovitch. Nous recrutons aussi beaucoup d'ingénieurs généralistes que nous formons à l'arrivée", notamment à travers le parcours "jeune cadre" (voir encadré).

Le profil du candidat idéal ? Une forte motivation pour le terrain associée à une fibre managériale. "Nous avons besoin de jeunes qui ont envie de gérer des équipes et de construire du collectif, tout en aimant l'opérationnel", résume-t-elle, en citant plusieurs qualités : l'autonomie, la disponibilité ou encore la réactivité.


Évolution de carrière rapide

"Nous sommes à la recherche de potentiels d'évolution, précise la responsable du recrutement. Management de terrain, encadrement de conducteurs ou d'équipes commerciales en gare, coordination de la circulation des trains sont de bons points d'entrée dans l'entreprise : très opérationnels, ces postes permettent de construire ensuite de belles trajectoires professionnelles."

Côté mobilité, la durée moyenne dans un poste à la SNCF est d'environ 3 ans. En général, observe Serena Krakovitch, "les salariés alternent entre des postes opérationnels, en prise directe avec la réalité du terrain, et fonctionnels, qui supposent davantage une vision stratégique."

En outre, si vous êtes tenté de devenir cheminot, n'oubliez pas que la mobilité géographique est un principe de base qu'il faut accepter en entrant à la SNCF. En particulier, "s'il est possible de rester en Île-de-France car les besoins sont importants, ce sera plus difficile de le faire à Toulouse, par exemple", prévient-elle. Une contrainte compensée, cependant, par la sécurité de l'emploi : aujourd'hui encore, il est vraiment rare d'être licencié de la SNCF.
 

Le parcours "jeune cadre" de la SNCF

Alors que les jeunes représentent 60 % de ses recrutements de cadres, la SNCF a mis en place pour eux un parcours spécifique, qui dure de deux ans et demi à quatre ans, en fonction de leur expérience professionnelle précédente.

Le principe ? Alterner les moments de formation et ceux où le salarié occupe un poste, de manière à ce qu'il acquière des compétences à la fois théoriques et pratiques. Alors que la politique de ressources humaines de l'entreprise publique suit des grilles clairement définies, le parcours "jeune cadre" permet temporairement de "s'affranchir des règles de correspondance entre les compétences, le poste et la rémunération, afin de privilégier la formation du salarié qui va découvrir et tester plusieurs métiers", explique Serena Krakovitch.

L'idée est également de proposer aux jeunes des évolutions rapides en matière de rémunération, à partir cependant d'un salaire d'embauche souvent moins attractif que dans d'autres entreprises : "On attaque un peu plus bas, reconnaît la recruteuse, mais la pente peut être spectaculaire ! Ce n'est pas automatique bien sûr, mais les meilleurs peuvent augmenter leur salaire de 30 % durant leurs 4 premières années dans l'entreprise." De quoi "booster" les débuts de carrière des jeunes cadres, avant qu'ils ne rejoignent les grilles classiques d'évolution, beaucoup plus progressives.

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