Ma vie de prof : Violaine, 26 ans, professeure des écoles remplaçante, à Paris

Par Catherine de Coppet, publié le 06 Octobre 2015
2 min

Baby-sitter, animatrice en centre de loisirs et aujourd'hui professeure des écoles, Violaine savait dès le lycée qu'elle voulait être enseignante.

Violaine a toujours baigné dans un univers peuplé d'enfants. Coutumière des baby-sittings, elle a été animatrice en centres de loisirs et a passé son BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur). "J'ai su au lycée que je voulais faire ce métier. Pour transmettre aux enfants les valeurs actuelles de la société, leur apprendre un savoir-être et un savoir-vivre. Aujourd'hui, je ne voudrais pas en changer !"

"Avoir des connaissances ne suffit pas"

Son bac ES en poche, Violaine s'est inscrite à l'université d'Artois, à Arras (62) en licence de lettres modernes. Elle intègre un M1 (master 1) MEEF, pour préparer le concours de professeur des écoles, qu'elle réussit (écrit puis oral).

Suivie par des conseillers pédagogiques, comme tous les professeurs des écoles lors de leur première année d'enseignement (dite "de stage"), Violaine découvre en M2 la réalité d'une classe : "Il y a une grosse différence entre ce que l'on apprend à la fac et ce qu'il se passe en pratique. Avoir des connaissances ne suffit pas, il y a tout un apprentissage nécessaire de la pédagogie et du relationnel avec les enfants."

"C'est très lourd les premières années"

En plus des 24 heures qu'elle passe chaque semaine devant les enfants, Violaine consacre 108 heures par an à d'autres missions : surveillance des récréations, installation de la classe, animations pédagogiques, réunions, conseils d'école, etc. Temps auquel s'ajoute la préparation des cours. "C'est très lourd les premières années, il faut assimiler les programmes, les faire tenir sur une année."

Ayant un statut de remplaçante, Violaine doit s'adapter rapidement aux programmes des classes, de la maternelle au CM2. Ses vacances ? "On en a besoin, car le métier est éprouvant physiquement et psychologiquement. Mais c'est à ce moment-là que je fais le gros de la préparation des cours !"

fleche-rouge Le plus gratifiant dans ce métier : "Lorsque les élèves réussissent quelque chose qu'ils n'avaient pas compris au départ."

fleche-rouge Et le plus difficile : "Savoir gérer l'hétérogénéité des niveaux dans une classe et la discipline."

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