Métiers de l’industrie : Jean-Charles, 23 ans, technico-commercial

Par Marie-Anne Nourry, publié le 31 Mai 2012
3 min

"Secteur en déclin", "ouvriers en grève", "usines poussiéreuses"… L'industrie veut se débarrasser des clichés et redorer son image. Car des emplois, il y en a ! Mais les candidats manquent à l'appel. Reportage dans le bassin industriel de Haute-Savoie et portraits de jeunes diplômés bien dans leur job.

Jean-Charles, 23 ans, technico-commercial : "Je savais déjà régler une machine, pourquoi ne pas apprendre à la vendre ?"
 

Son parcours
 

Jean-Charles n'était pas un bon élève au collège, et il s'est retrouvé "par hasard" dans le BEP (brevet d'études professionnelles) métiers de la production mécanique informatisée. "Je m'intéressais déjà à la technique, alors ces études m’ont plu." Après le bac pro technicien d'usinage au lycée du Mont-Blanc (74), il veut s'arrêter, mais ses enseignants le poussent à continuer.




Jean-Charles porte alors son choix sur le BTS technico-commercial pour diversifier ses compétences. "Je savais régler une machine, pourquoi ne pas apprendre à la vendre ?" Après deux années de stage alterné chez Bucci Industries, il a signé un CDI (contrat à durée indéterminée).


Sa fonction

L’entreprise où est embauché Jean-Charles fabrique des équipements pour les machines-outils. Son rôle consiste à s'occuper du suivi des clients et à trouver des nouveaux prospects. Il a commencé sur un petit secteur géographique, qui s'est progressivement étendu. Aujourd'hui, il est trois jours par semaine sur les routes, pour aller visiter des clients, jusque sur la Côte d'Azur parfois.

Le commercial se défend d'être un marchand de tapis. "On peut forcer quelqu’un à acheter un panneau solaire mais pas le type d'équipement que nous vendons." Et la formation technique qu'il a acquise jusqu'au bac pro lui est très utile. "Je suis capable de réparer une machine."


Ce qu’il aime le plus

Outre le contact avec les clients, Jean-Charles apprécie le rythme itinérant. "Je suis sur les routes et je n'ai pas de routine", se réjouit-il. En plus, il a une voiture de fonction.


Ce qu’il aime le moins

Entre les déplacements et la paperasse qui s'accumule très vite, le jeune technico-commercial ne compte pas ses heures. "Je dois par exemple vérifier si les clients ont payé en temps et en heure", détaille-t-il. En contrepartie, il peut facilement s'arranger avec sa direction pour prendre un après-midi en cas de besoin.


Son conseil

À ceux qui hésitent à poursuivre leurs études après un bac pro, il assure que "le BTS est plus qu'accessible". En particulier la partie technique, qui lui a paru facile. "Mais si on veut arrêter, ça ne sert à rien d’aller chauffer un banc", ajoute-t-il.


 
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