DOSSIER : INGÉNIEURS ET SCIENTIFIQUES : LES MÉTIERS QUI RECRUTENT
L’heure de la reprise a sonné pour les jeunes diplômés scientifiques ! Certaines entreprises parlent même déjà de difficultés de recrutement. Quels métiers sont particulièrement porteurs ? Si les ingénieurs et titulaires de masters sont toujours recherchés dans les secteurs traditionnels de l’industrie ou des transports, les mutations technologiques font apparaître de nouveaux besoins dans l’énergie, le BTP, l’informatique ou, plus original, la banque-assurance ou la santé… Zoom sur les fonctions en vogue dans chacun de ces domaines.
Santé, les ingénieurs de plus en plus prisés
Jusqu’à très récemment, le secteur de la santé rimait peu avec recrutement d’ingénieurs. Mais le développement de technologies de plus en plus pointues et le vieillissement de la population changent la donne.
Si l’emploi dans l’industrie pharmaceutique a marqué un recul en 2009 et 2008, les réductions d’effectifs n’affectent pas toutes les professions. Les spécialistes des biotechnologies ont la cote. Ces jeunes ingénieurs commenceront le plus souvent soit à l’étranger dans les services de R&D des grands groupes, soit dans des start-up innovantes.
Des métiers entre informatique et santé
À côté de ces besoins en "experts", le monde de la santé fait face à de nouveaux développements qui associent compétences en informatique et connaissances médicales. Pierre Bois, directeur adjoint de l' École des Mines d'Alès qui propose avec l’Institut Télécom et les universités de Montpellier 1 et 2 une formation "TIC et santé", le constate : "il existe 2 grands domaines en forte croissance pour les ingénieurs. Tout ce qui a trait au diagnostic et aux technologies médicales avec l’identification et le traitement de pathologies, les biotechnologies. Et tout ce qui touche à l’organisation du monde de la santé avec la télémédecine ou la gestion des données médicales."
Des postes qui sont faits pour des ingénieurs qui se sont spécialisés sur la santé, assure Pierre Bois : "le monde de l’hôpital est un monde particulier qui demande des capacités d’adaptation." Ces ingénieurs d’un nouveau type pourront travailler dans l’industrie du médicament sur des métiers comme chercheurs en bioinformatique et bio-statistique ; chez les équipementiers médicaux en tant que chef de projet ; dans les hôpitaux pour être chef de projet en système d’information ou biostatisticien ; ou chez les éditeurs de logiciels pour créer des jeux vidéos à vertus thérapeutiques. Des secteurs de niche mais qui semblent promis à un bel avenir.
Si l’emploi dans l’industrie pharmaceutique a marqué un recul en 2009 et 2008, les réductions d’effectifs n’affectent pas toutes les professions. Les spécialistes des biotechnologies ont la cote. Ces jeunes ingénieurs commenceront le plus souvent soit à l’étranger dans les services de R&D des grands groupes, soit dans des start-up innovantes.
Des métiers entre informatique et santé
À côté de ces besoins en "experts", le monde de la santé fait face à de nouveaux développements qui associent compétences en informatique et connaissances médicales. Pierre Bois, directeur adjoint de l' École des Mines d'Alès qui propose avec l’Institut Télécom et les universités de Montpellier 1 et 2 une formation "TIC et santé", le constate : "il existe 2 grands domaines en forte croissance pour les ingénieurs. Tout ce qui a trait au diagnostic et aux technologies médicales avec l’identification et le traitement de pathologies, les biotechnologies. Et tout ce qui touche à l’organisation du monde de la santé avec la télémédecine ou la gestion des données médicales."
Des postes qui sont faits pour des ingénieurs qui se sont spécialisés sur la santé, assure Pierre Bois : "le monde de l’hôpital est un monde particulier qui demande des capacités d’adaptation." Ces ingénieurs d’un nouveau type pourront travailler dans l’industrie du médicament sur des métiers comme chercheurs en bioinformatique et bio-statistique ; chez les équipementiers médicaux en tant que chef de projet ; dans les hôpitaux pour être chef de projet en système d’information ou biostatisticien ; ou chez les éditeurs de logiciels pour créer des jeux vidéos à vertus thérapeutiques. Des secteurs de niche mais qui semblent promis à un bel avenir.
| Zoom sur l’ingénieur en biotechnologies |
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Rémi Labatut, 24 ans, en poste au département de développement industriel du Centre de biotechnologie de Novartis à Huningue (Haut-Rhin)
"Les biotechnologies sont une science jeune qui bouge très rapidement"
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Pour obtenir le poste qu’il occupe aujourd’hui, Rémi Labatut n’a pas hésité à quitter son Sud-Ouest natal pour rejoindre l’Alsace. "Un premier emploi dans l’un des 3 plus gros laboratoires pharmaceutiques au monde ne se refuse pas", explique le jeune homme. Le 1er entretien avec Novartis s’est déroulé à l’ENSTBB (école nationale supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux), l’école d’ingénieurs que Rémi a intégrée après un L2 de biologie à l’université Toulouse 3. "Deux personnes de Novartis, dont une diplômée de l’école, sont venues faire passer des entretiens à l’école. Ils avaient 2 postes à pourvoir. J’ai pris l’un d’eux", se rappelle ce diplômé de la promotion 2009.Expériences en laboratoire Depuis près de 2 ans maintenant, Rémi travaille au centre de biotechnologies de Huningue en Alsace au département du développement industriel. Son rôle ? Assister la chaîne de production de biomédicaments, comme ceux prescrits dans la prévention du rejet lors d'une greffe de rein. "Les départements de R&D créent les procédés. Nous, nous intervenons dans la phase suivante pour aider le transfert de technologies", explique Rémi. Le jeune ingénieur partage son temps entre des expériences en laboratoire, les phases de modélisation au bureau et les visites sur la chaîne de production. "J’ai aussi l’opportunité de me rendre en Autriche ou en Suisse, pour échanger avec mes homologues d’autres sites ou pour assister à des congrès sur mon domaine d'expertise."
Évolution rapide Ce que Rémi apprécie dans son métier ? La nouveauté. "Les biotechnologies sont une science jeune qui bouge très rapidement et fait appel à des connaissances de pointe. Un contexte qui rend notre profession passionnante et dynamique. Il nous faut rester très ouvert dans l’approche des problèmes. Sans oublier que notre finalité, c’est quand même de soigner des gens." Cette évolution rapide se constate aussi dans la croissance de son département, passé d’une dizaine à 40 employés en 2 ans.
Sa rémunération : environ 35.000 € brut annuel. |
Sylvie Lecherbonnier
Mai 2011
Mai 2011











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