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L'industrie du transport côté ingés : l’aéronautique et le ferroviaire prennent de la vitesse

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Pas de raison pour les jeunes ingénieurs de broyer du noir face à la crise. Non seulement certains secteurs, l'informatique et l'aéronautique en tête, continuent tout de même de recruter, mais partout les métiers évoluent et de nouveaux besoins émergent au fil des départs à la retraite et des progrès technologiques. Revue de détail des tendances 2015.

L'industrie des transports demeure le premier secteur d'emploi des ingénieurs (16,2 % des ingénieurs en 2013). L'aéronautique est en tête (22,6 %), le ferroviaire arrive en deuxième position (19,6 %). Le secteur automobile (9,3 %), lui, est en berne, touché de plein fouet par la crise économique. Délocalisations, chômage partiel, mesures d'économies... Les ingénieurs ne sont pas épargnés.

L'aéronautique en demande

Dans l'aéronautique, "le marché est aujourd'hui tendu pour le recrutement de certains experts, notamment pour les architectes logiciels, les architectes systèmes ou encore les experts en électronique", détaille Florent Douty, responsable recrutement mobilité France chez Thales. Environ 1.000 recrutements sont prévus chez l'équipementier pour 2015, dont 70 % d'ingénieurs, un chiffre "stable" selon le recruteur.

Florent Douty recherche avant tout des ingénieurs "passionnés des nouvelles technologies qui savent s'adapter". Cybersécurité, cloud-computing ou encore Big Data, sont des nouvelles spécialités "très recherchées et accessibles aux jeunes diplômés", constate-t-il.

Pas de ralentissement prévu dans le ferroviaire

Dans le ferroviaire, ce sont surtout les ingénieurs en génie civil qui sont recherchés – pour ce qui touche à l'entretien des voies – et les ingénieurs en génie électronique – pour la signalisation et la régularisation. "Cette tendance va se poursuivre dans les trois ans à venir, car il y a de nombreux départs en retraite depuis quelques années", assure Christophe Dumay, responsable opérationnel du recrutement des cadres à la SNCF. Ainsi, 730 cadres ont été recrutés en 2014, dont 550 ingénieurs.

L'une des difficultés reste "de recruter partout sur le territoire national. La mobilité des ingénieurs peut être difficile à certains endroits", souligne ce responsable. Mais Christophe Dumay n'est pas inquiet pour l'avenir : "Même si dans quelques années la SNCF va se transformer, elle restera toujours une entreprise de service public, avec ses valeurs qui continueront d'attirer les jeunes diplômés".

La mise en concurrence du rail ne devrait pas limiter les embauches d'ingénieurs dans le secteur, d'autant plus que l'innovation sera encore plus nécessaire dans ce contexte. L'un des prochains défis de l'entreprise sera d' "optimiser au maximum le réseau en améliorant le système pour que le plus de trains passent".

Pour aller plus loin : Futurs ingénieurs, misez sur les doubles diplômes / 10 façons de devenir ingénieur / Filières scientifiques cherchent filles désespérément

Sommaire du dossier
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