1. Parole de mère : "Nous avons mis notre fille dans le privé pour qu’elle soit plus encadrée"
Interview

Parole de mère : "Nous avons mis notre fille dans le privé pour qu’elle soit plus encadrée"

Envoyer cet article à un ami
Sommaire du dossier
Retour au dossier Parole de principal : "Dire aux parents qu’ils peuvent choisir le collège de leur enfant est un leurre" Parole de mère : "Nous avons mis notre fille dans le privé pour qu’elle soit plus encadrée" Parole de collégienne : "Si je ne change pas de collège, je dois être parmi les meilleurs pour ne pas me fermer de portes" Parole de collégienne : "Ce que j’aime dans mon collège, c’est que l’on peut frapper à la porte de la salle des profs" Parole de mère : "J’aurais aimé un emploi du temps régulier et une étude dirigée"

« Comment savoir si le collège qu’on me propose conviendra à mon enfant ? » Avec l’assouplissement de la carte scolaire, les parents se posent de plus en plus la question. Que vous visiez un établissement public ou privé, certains critères sont à passer en revue pour savoir si votre enfant s’y plaira. Pour vous y aider, découvrez notre nouveau « Guide interactif des collèges » et consultez les témoignages d’élèves, de parents et de proviseurs confrontés à la question.

Emmanuelle Vachon-Lesage est la mère de Sacha, élève de 4e passée du collège public au collège privé sous contrat.

Quelle est votre situation ?

Ma fille, Sacha, 13 ans, a effectué sa 6e dans un collège public : le collège Jules-Flandrin à Corenc (38). En 5e, nous l’avons changée d’établissement, pour rejoindre le privé sous contrat au Rondeau-Montfleury, toujours à Corenc.

Pourquoi avez-vous changé votre fille d’établissement, en passant du public au privé ?

Nous avons 4 enfants. Mon fils aîné a été scolarisé dans le public jusqu’en début de première. Enfant précoce, il a dérivé en seconde alors que c’était un bon élève. Jusqu’en 3e, il n’avait pas eu besoin de travailler à la maison. Mais au lycée, le rythme s’accélère et c’est devenu difficile. Nous l’avons mis dans le privé à la rentrée suivante pour qu’il soit plus encadré, qu’il acquière le goût du travail et de l’effort. La même question s’est posée au collège pour Sacha, notre deuxième fille, qui a un profil identique. Nous avons anticipé. Je précise que j’ai fait toutes mes études dans le public, je ne suis pas du tout « privé » à l’origine. Mais les enseignants du public ne sont pas formés à reconnaître les enfants précoces, à admettre les différences.

Qu’est-ce qui vous aurait empêchée de demander un changement d’établissement ?

Nous n’aurions pas forcément changé d’établissement – celui d’origine était de bon niveau – si on nous avait écoutés sur la précocité de notre fille. Une seule enseignante a reconnu son « ennui » en classe et mis l’accent sur le fait qu’elle était « particulière ». Dans le public, on porte beaucoup d’attention aux élèves en difficulté – ce qui est normal – mais les autres peuvent également avoir des soucis.

L’inscription dans le privé a-t-elle été difficile ?

Non, le dossier de Sacha était excellent. Le directeur de Rondeau-Montfleury est très gentil. Nous avons été bien accueillis et ils se sont tout de suite intéressés aux particularités de notre fille. En revanche, le changement n’a pas été simple d’un point de vue pratique : l’école est difficile d’accès. Pour s’y rendre, il faut une voiture, et donc trouver une baby-sitter motorisée. En outre, l’environnement social, assez aisé, n’est pas le même. Au départ, j’avais peur de ne pas me reconnaître dans le profil des autres parents. Enfin, c’est un investissement financier puisqu’au total, nous payons 350 € par mois pour la scolarité de nos enfants. Cela n’a pas été un frein, mais l’argent dépensé là n’est pas mis ailleurs.

Avez-vous eu des difficultés à convaincre votre fille de changer de collège ?

Oui. Au départ, elle ne voulait pas changer. Elle n’en comprenait pas l’intérêt. Son ancien collège était proche de la maison et elle y avait tous ses amis. Pour la convaincre, nous avons pris l’exemple de son frère aîné et expliqué que nous ne voulions pas faire les mêmes erreurs, pour lui donner les meilleures chances de réussite. Aujourd’hui, elle a bien compris qu’elle avait besoin d’être encadrée, de travailler plus. Elle est encouragée quand elle réussit (et elle est sensible à ça). Elle est très suivie : dès que ses notes baissent, nous sommes convoqués. Et elle s’est fait de nouveaux amis.

Allez-vous prendre les mêmes décisions pour vos deux derniers enfants ?

C’est déjà fait. Nous les avons scolarisés tous les deux au même endroit que leurs aînés.  


Trouvez le collège et le lycée où vous vous plairez
”Comment savoir si le collège et le lycée qu’on me propose me conviendra ?” Pour vous aider à répondre, consultez nos 2 nouveaux annuaires interactifs : “Le guide des collèges” et “Le guide des lycées”.
Pour chaque établissement, vous y trouverez des informations telles que les langues et options proposées, les effectifs, le taux de réussite au bac… Mais aussi l’avis des internautes sur l’ambiance, le soutien aux élèves, le sentiment de sécurité, la qualité de la cantine, les activités culturelles et sportives, etc.