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Ma cité U, par Anouk, à Toulouse : « C’est difficile de se concentrer à cause du bruit. »

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Exigües, insalubres, abordables, conviviales…plusieurs clichés circulent sur les chambres universitaires. Des étudiants qui ont décroché une place en cité U nous racontent comment ils y vivent. Des témoignages, photos à l’appui, très contrastés…



Anouk, étudiante en
deuxième année de licence de droit, nous raconte son quotidien à la cité universitaire Chapou à Toulouse.

Avant la fin de cette année universitaire, sans doute dès le mois de janvier, Anouk va devoir déménager. Car la cité Chapou où cette étudiante de 19 ans réside depuis son entrée en première année de licence de droit va faire l’objet d’une réhabilitation intérieure complète. "Il était vraiment temps, soupire la jeune femme, aujourd’hui en L2. La première fois que ma mère est venue me voir dans ma chambre, elle n’a pas vraiment été dépaysée : ça n’avait pas changé depuis l’époque où elle était étudiante !"

De la déco pour "cacher la misère"

anouk, cite universitaire toulouseInstallée au deuxième étage d’un bâtiment réservé aux filles, Anouk a accroché dans sa chambre toutes sortes de décoration aux murs et a apporté quelques améliorations indispensables : "J’ai installé de nouveaux rideaux, j’ai changé le matelas car celui qui était d’origine avait un ressort qui me rentrait dans les côtes, j’ai acheté des draps et j’ai apporté un frigo". Histoire de s’approprier son espace vital de 9 m2 mais aussi de "cacher la misère".

Un chambre pour dormir, pas pour travailler

Sur son bureau, un ordinateur portable, quelques livres, une pile de cours témoignent d’une ambiance plutôt studieuse. Pourtant, Anouk ne travaille quasiment jamais dans sa chambre. "Je préfère aller en bibliothèque universitaire. Parce qu’ici je manque d’espace et surtout il est difficile de se concentrer à cause du bruit. L’isolation date des années 60 et ça s’entend…" Autant dire que sa chambre lui sert essentiellement pour dormir, prendre quelques repas qu’elle fait réchauffer dans son micro-ondes ("Attention à débrancher l’ordinateur avant, sinon ça fait sauter le fusible") et se préparer pour une longue journée à l’extérieur, vers sa fac ou le centre ville qui est situé à 2 kilomètres de là.

En quête de convivialité

Côté vie collective, Anouk avoue ne pas avoir beaucoup de contacts avec les autres locataires. "On se croise dans les couloirs, aux toilettes, où dans les douches, mais il n’y a pas vraiment d’ambiance". Le week-end, elle rentre le plus souvent possible se faire dorloter chez ses parents installés dans la banlieue de Toulouse. Mais si Anouk se rend assez rarement dans l’espace commun situé au rez-de-chaussée du bâtiment et qui dispose d’une télévision, sa résolution pour la rentrée, c’est tenter de nouer des liens avec ses voisines : "On va essayer d’organiser des réunions pour faire un peu connaissance."

Un loyer qui défie toute concurrence

"L’avantage de vivre en Cité U, c’est évidemment le prix", avoue Anouk, qui paie un loyer de 137 euros par mois après déduction des aides de la CAF. Ses parents n’ont pas les moyens de lui financer un appartement dans le parc privé. Elle pense alors à une colocation à moins que la nouvelle chambre en cité U qui lui sera proposée lui fasse changer d’avis. "En attendant, je me dis que cette expérience en Cité U me fera des souvenirs à raconter pour plus tard", précise la jeune fille, toujours avec le sourire.




Et comparez les situations de deux étudiants grâce à un diaporama croisé de leurs chambres en cité universitaire.

En savoir plus
cite universitaire
Consultez notre dossier "
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Et visitez
la cité universitaire internationale de Paris.

Emmanuel Vaillant
Septembre 2009
Sommaire du dossier
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