1. Lifestyle
  2. Logement étudiant
  3. A quoi ça ressemble, une cité U ?
  4. Ma cité U, par Pauline, à Paris : « Il y a peu de connexions entre étudiants »

Ma cité U, par Pauline, à Paris : « Il y a peu de connexions entre étudiants »

Envoyer cet article à un ami

Exigües, insalubres, abordables, conviviales…plusieurs clichés circulent sur les chambres universitaires. Des étudiants qui ont décroché une place en cité U nous racontent comment ils y vivent. Des témoignages, photos à l’appui, très contrastés…

diaporamaDécouvrez la chambre étudiante de Pauline en photos grâce au diaporama situé après l'article.

Pauline entame à la rentrée 2009 une troisième année dans la cité universitaire "Les Haies", dans le 20e arrondissement parisien. A 23 ans, elle poursuit ses études de langues en master 1 à l’université Paris 4. Et ce, dans de bonnes conditions ! Située à cinq minutes de la station de métro Maraîchers (Ligne 9), sa résidence constitue en effet un lieu propice au travail, où chaque locataire bénéficie d’un calme comparable à celui d’un immeuble de bon standing.

"La résidence a été totalement rénovée"

pauline, cite universitaire parisSa chambre ressemble à un vrai petit studio indépendant, cuisine et salle de bain comprises. Seule l’entrée du bâtiment, avec une petite pièce commune où trône un unique canapé, et les nombreuses boîtes aux lettres multicolores indiquent le caractère collectif du lieu. Les couloirs sont très propres, le lieu a l’air neuf. "La résidence a été totalement rénovée il y a environ deux ans", raconte Pauline.

Après trois demandes de logement au CROUS – une chaque année –, la jeune femme a enfin réussi à décrocher cette chambre universitaire en 2007. Résultat ? Pour 16m2, un loyer de 389 € mensuel, tout compris ! Charges, eau, électricité et même Internet ! Elle reçoit en sus 200 € d’APL (aide personnalisée au logement) par mois.

"Ce n’est pas très convivial"

L’intégration dans la résidence s’est faite sans "aucun problème"… mais avec une petite déception : "Ce n’est pas très convivial. C’est tout de même mieux qu’un immeuble normal, on peut très facilement aller sonner chez les voisins. Mais il n’y a pas de connexions véritables", regrette la jeune fille. A part avec ses voisins de pallier, avec qui elle partage parfois le thé et organise, une ou deux fois par an, une soirée pour les locataires, dans la pièce collective du rez-de-chaussée. "On dépose des petits papiers d’invitation dans toutes les boîtes aux lettres et on se retrouve à une quarantaine environ. D’ailleurs, c’est le début de l’année, donc on va peut-être en refaire une pour les nouveaux", ajoute-t-elle.

"Les douches communes, ça ne m’aurait pas trop plu"

La vie en communauté est en effet assez limitée. "Comme on a tout chez nous, cela ne porte pas trop à se rencontrer. On n’a pas l’impression d’être en résidence universitaire. Mais tant pis… ou tant mieux ! C’est plus tranquille. Et les douches communes, ça ne m’aurait pas trop plu.", reconnaît Pauline.

Ce cadre lui convient également parce qu’elle possède déjà sa bande d’amis dans la capitale, où elle fait ses études depuis 2003. La résidence des Haies accueille en effet des locataires qui ont au minimum une L3 et donc déjà une vie sociale en parallèle de l’université (sauf déménagement bien sûr). "Si j’étais vraiment toute seule à Paris, j’aurais peut-être fait plus d’efforts", avoue l’étudiante. Elle a tout de même rencontré dans la résidence trois personnes de sa région d’origine : la Picardie.




Et comparez les situations de deux étudiants grâce à un diaporama croisé de leurs chambres en cité universitaire.

En savoir plus
cite universitaire
Consultez notre dossier "
où se loger pour pas cher?"

Faîtes
le tour de France du logement étudiant.

Et visitez
la cité universitaire internationale de Paris.


Camille Stromboni
Septembre 2009
Sommaire du dossier
Retour au dossier Ma cité U, par Erwan, à Saint-Cloud : « 20 mètres carré, c'est spacieux » Ma cité U, par Pauline, à Paris : « Il y a peu de connexions entre étudiants » Ma cité U, par Anouk, à Toulouse : « C’est difficile de se concentrer à cause du bruit. » Anouk et Erwan, images croisées de deux étudiants en cité U