1. Logement étudiant : la feuille de route du député Anciaux

Logement étudiant : la feuille de route du député Anciaux

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Quatre ans après sa première mission, Jean-Paul Anciaux remet le couvert. Le député UMP de Saône-et-Loire a rendu son second rapport sur le logement étudiant au Premier ministre François Fillon et à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

C’est assez rare pour le souligner, les conclusions du rapport Anciaux 2 bénéficient d’un vrai consensus auprès des organisations étudiantes. Celles-ci ne tarissent pas d’éloges sur les méthodes de travail du député et sur son engagement sur le terrain. N’a-t-il pas été jusqu’à dormir une nuit cet automne dans une chambre du CROUS de Toulouse ? Son souci réaffirmé de faire du couple CROUS/CNOUS l’opérateur pilote de la politique du logement étudiant en France est sans doute, aussi, pour beaucoup dans ce succès d’estime.
Plus objectivement, le rapport Anciaux donne corps aux critiques étudiantes sur les failles du plan logement. En effet, sur les 7000 réhabilitations et 5000 nouvelles chambres censées avoir été réalisées chaque année depuis 2004, seuls 17 500 réhabilitations et 6300 nouveaux logements, au lieu de 21 000 et 15 000, ont effectivement été "livrés".

Les causes

Elles sont multiples et variées. Il y a d’abord un problème de foncier. Les prix se sont envolés ces dernières années, rendant fort compliqués l’acquisition de terrains constructibles comme l’achat de "bâti". En outre, observe Jean-Paul Anciaux, "avec des bons de commande déjà bien remplis, les marchés publics ne constituent pas des priorités pour les entrepreneurs en bâtiment".
Autres constats : le manque de coordination entre les différents acteurs, le non-respect des engagements de l’État dans les contrats de plan État régions (CPER) 2000-2006, ou l’évaporation des prêts locatifs sociaux (PLS) dans le logement privé.


Grégory Danel

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