L’école, lieu de rencontres

publié le 21 Mai 2007
3 min

Pour se lancer dans les métiers du cinéma ou de l’audiovisuel, passer par une école spécialisée peut faire gagner du temps, sans pour autant donner de garantie à la sortie.

Outre la formation pratique, l’école est aussi le lieu des rencontres, l’occasion de se constituer un premier carnet d’adresses, avec les enseignants comme avec les élèves de sa promo, qui seront de futurs collègues. Les professionnels recrutés pour encadrer les films d’école ou invités à faire des interventions ponctuelles représentent autant de points d’entrée pour décrocher des stages ou des premiers boulots. "C’est Donatienne de Goros, à la fois scripte et enseignante à la FEMIS, qui m’a donné ma chance en me prenant comme stagiaire et en me confiant ensuite un projet qu’elle-même ne pouvait pas assurer", raconte Ludivine Doazan.

Donner sa chance à un débutant est une chose. Mais il faut aussi savoir provoquer la chance en gagnant la confiance ou l’estime des chefs de poste qui recrutent leurs équipes. "Je préférerai toujours prendre un stagiaire très motivé avec peu de connaissances, que l’inverse", confie le chef opérateur Romain Lacourbas. "Les relations humaines sont très importantes dans ce milieu, confirme Sarah Coutausse, qui, en tant que directrice de production, est chargée de réunir des équipes de tournage. Avant d’embaucher des techniciens, je dois m’assurer qu’ils s’entendent bien ou que leurs personnalités sont compatibles, afin que les deux mois de tournage se déroulent sans problème." Esprit d’équipe, vivacité, capacité d’écoute, humilité, motivation… autant de qualités indispensables chez les débutants, mais pour lesquelles il n’existe pas de diplôme !

Enfin, non seulement il faut réussir ses premiers pas, mais il faut aussi pouvoir tenir sur le long terme et réussir à dépasser le cap de l’éternel assistant. Pour la plupart des témoins de ce dossier, et même s’ils travaillent régulièrement, rien n’est jamais acquis. "Après un tournage, on apprécie d’avoir un temps de repos, car c’est une activité stressante et difficile pour sa vie personnelle, témoigne Sandrine Alpha, assistante costume. Mais quand l’inactivité se prolonge, il faut pouvoir tenir, et ce n’est pas évident." Pour compenser cette part d’incertitude et de vaches maigres, beaucoup multiplient les casquettes, jonglant entre la réalisation, l’écriture, la comédie ou la régie…

Mathieu Oui

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