1. Formations universitaires de journalisme : des débouchés dans tous les médias

Formations universitaires de journalisme : des débouchés dans tous les médias

Envoyer cet article à un ami

Les cursus préparant aux métiers du journalisme n’ont jamais été aussi nombreux. Mais que deviennent leurs étudiants ? Quelles formations permettent de travailler dans les médias nationaux, les titres régionaux, la presse en ligne, l’audiovisuel… ? Enquête exclusive sur l’insertion de ces jeunes diplômés et banc d’essai de la petite centaine de filières spécialisées.

L’université compte le plus grand nombre de formations spécialisées (35 cursus recensés), du diplôme d’université au master professionnel. 


Masters pro : pour se spécialiser dans un domaine précis


Le master pro permet de se spécialiser en 2 ans dans un domaine du journalisme : juridique (Aix-Marseille), scientifique (Paris 7 ou Lille 1), culturel (Paris 3 Sorbonne-Nouvelle). Faute de réponse des établissements à notre enquête, nous n’avons pas de statistiques sur l’insertion à l’issue de ces filières .

Franck Rebillard, responsable du master journalisme culturel à la Sorbonne-Nouvelle, reconnaît ne pas disposer d’enquête d’insertion systématique et ne garder que des “contacts informels” avec ses anciens élèves. Sur les 12 diplômés 2010, certains se retrouvent dans l’audiovisuel (iTélé, Radio Notre-Dame, France 5), dans la presse papier (Metro, Témoignage chrétien, Historia…) et plus sporadiquement dans le Web (evene. fr, MyBoox). N’est précisé ni le type d’emploi ni le niveau de salaire.

Licences professionnelles : pour se spécialiser en 1 an


Pour ceux qui ne souhaitent pas s’engager dans de trop longues études, la licence professionnelle peut constituer un choix intéressant.

“Nous travaillons en partenariat avec les médias locaux et régionaux, notamment le Groupe EBRA, propriétaire de l’Est républicain”, indique Jamil Dakhlia, responsable de la licence journalisme spécialisé à Nancy (16 diplômés en 2010, 69 % de taux d’emploi). “Ces rédactions proposent des stages et des intervenants professionnels. Elles apprécient la polyvalence des étudiants capables d’écrire un article ou de faire des images ou un son.” On retrouve les diplômés 2010 en CDI à Vosges Télévision Images Plus, en CDD à l’Union, au Progrès, à l’Est républicain, l’Alsace ou comme pigiste à la Voix du Luxembourg ou pour un magazine de motos.

Autre exemple : la licence pro journalisme de proximité de l’université de Clermont-Ferrand, dont le taux d’emploi est de 82 % et le salaire moyen de 1.665 € brut mensuel. Une performance liée à une bonne adaptation au marché local et à la taille limitée de la filière : 18 étudiants diplômés en 2010.

Enfin, rappelons que les filières universitaires non spécialisées (lettres, sciences-humaines…) forment toujours une bonne part des nouveaux journalistes. Environ 40 % d’entre eux se sont formés sur le tas ; signe que la profession reste, malgré tout, relativement ouverte.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Quelle insertion après une formation en journalisme ? Notre enquête exclusive Le banc d’essai des formations en journalisme reconnues par la profession Cursus reconnus : si vous aspirez à intégrer de grands médias Le banc d’essai des formations privées en journalisme non reconnues Formations non reconnues : si vous visez les médias de proximité ou les médias spécialisés Le banc d’essai des formations universitaires en journalisme non reconnues Formations universitaires de journalisme : des débouchés dans tous les médias Journalisme en alternance : pour les plus matures des candidats