1. Bacheliers technos et grandes écoles : en cas d’échec en prépa, est-ce qu’il faut repartir de zéro ?
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Bacheliers technos et grandes écoles : en cas d’échec en prépa, est-ce qu’il faut repartir de zéro ?

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Niveau trop exigeant, erreur d’orientation : la prépa ne convient pas, à tout le monde. Est-il possible de valider ses acquis ? Comment bifurquer vers un cursus universitaire ? Nos conseils, extraits du guide Que faire avec un bac technologique ?, de Bruno Magliulo, aux éditions l’Etudiant.

Que faire avec un bac technologiqueLes élèves et leurs parents savent que les études en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) sont extrêmement exigeantes, si bien que la peur d'être confronté à une situation d'échec est forte.

Un échec peut prendre des formes diverses : l'élève peut se rendre compte qu'il n'est pas à la hauteur, qu'il a fait une erreur d'orientation (même s'il est en situation de plus ou moins grande réussite scolaire). Il peut tout aussi bien réussir un concours au bout de deux ans mais échouer précisément à celui qu'il visait.

Que se passe-t-il dans ces cas-là ? Faut-il repartir de zéro, notamment après deux années ? Des équivalences existent-elles ? Vers quoi et comment se réorienter ? La réponse est très variable selon le moment où surviennent l'échec ou l'envie de changer de filière d'études.


Un échec dans les premières semaines

Dans les premières semaines, il est possible de bifurquer vers une première année de licence. Le passage se fait alors sans encombre puisque la rentrée universitaire a généralement lieu à la mi-octobre, soit plus d'un mois après celle d'une classe préparatoire.

Par précaution, l'étudiant qui entre en prépa doit de toute façon s'inscrire en première année d'université, afin précisément de faciliter les bifurcations. Sachez que les responsables de certaines CPGE ont signé des conventions de partenariat avec une ou plusieurs universités pour faciliter les reconversions durant les deux années de prépa. Dans ce cas, les choses seront plus simples : renseignez-vous sur ce point auprès des responsables de votre CPGE.


Un échec en fin de première année

L'élève qui, parvenu en fin de première année, fait le constat d'une nécessaire réorientation a plusieurs choix possibles.

fleche-rouge Les concours des grandes écoles

Il est possible de se présenter à des concours d'entrée dans des écoles à recrutement niveau bac. Il en existe aussi bien du côté des écoles d'ingénieurs que de commerce, de communication ou d'art.

fleche-rouge Rejoindre une licence

Vous pouvez aussi négocier une équivalence totale ou partielle de la première année du premier cycle licence (L1) et tenter de vous faire admettre directement en début de L2.

Obtenir une équivalence
Les équivalences ne sont pas accordées automatiquement : tout dépend de la façon dont s'est déroulée votre première année de CPGE. On vous accordera d'autant plus volontiers une équivalence que vos résultats seront bons. Mais ceci relève de la seule responsabilité de l'établissement sollicité (université, école).

Là encore, le processus sera facilité si l'établissement dans lequel vous êtes en prépa a signé une ou des conventions avec d'autres établissements d'enseignement supérieur, en vue de faciliter ces réorientations.

Enfin, sachez que l'octroi d'une équivalence peut se faire en bloc (avec admission directe en deuxième année) ou n'être que partiel (vous devrez alors récupérer les unités d'enseignement qui vous font défaut).

fleche-rouge La validation des acquis

Tout étudiant parvenu en fin de deuxième année de CPGE est en droit de demander à une commission académique officielle la validation de ses acquis scolaires durant les deux années qu'il a passé en prépa. Il bénéficiera ainsi de tout ou partie des 120 crédits d'études européennes (les ECTS, european credit transfer system) et pourra négocier plus aisément une équivalence pour se réorienter vers une deuxième ou troisième année de licence universitaire.

Obtenir ses "crédits"
Pour obtenir ses crédits, l'étudiant doit soumettre son dossier de demande à une commission dans laquelle siègent des représentants des CPGE et des représentants de l'université. Bon à savoir : l'octroi de tout ou partie de ces 120 crédits procure au bénéficiaire le droit de négocier des équivalences qui vont bien au-delà du cercle des seules études universitaires.

Cela vaut aussi pour certaines écoles, voire des IUT ou STS. C'est en outre une sorte de passeport de mobilité éducative qui permet de solliciter une reconversion vers des établissements d'enseignement supérieur étrangers.

fleche-rouge Le redoublement

Le redoublement concerne deux types de profils. Il y a ceux, peu nombreux, qui ne réussissent aucun concours, mais surtout il y a ceux qui ne réussissent pas le concours leur ouvrant les portes de l'école de leurs rêves. Plutôt que d'entrer dans une école par défaut, ces derniers préfèrent donc redoubler.
Attention, le redoublement n'est pas accordé de façon systématique. C'est le conseil de classe qui en décide !