1. Journalisme en alternance : pour les plus matures des candidats

Journalisme en alternance : pour les plus matures des candidats

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Les cursus préparant aux métiers du journalisme n’ont jamais été aussi nombreux. Mais que deviennent leurs étudiants ? Quelles formations permettent de travailler dans les médias nationaux, les titres régionaux, la presse en ligne, l’audiovisuel… ? Enquête exclusive sur l’insertion de ces jeunes diplômés et banc d’essai de la petite centaine de filières spécialisées.

L’apprentissage peut constituer une bonne alternative aux formations en journalisme, reconnues ou non. Concrètement, l’étudiant passe une partie du temps dans une rédaction comme journaliste salarié et l’autre partie du temps en école. Double avantage : il est rémunéré (un pourcentage du SMIC) et ses frais de scolarité sont pris en charge par l’employeur. À conseiller aux jeunes n’ayant pas forcément les moyens de s’offrir une formation, à condition toutefois qu’ils soient prêts à s’insérer rapidement dans une entreprise. 


“Les étudiants qui font ce choix ont généralement une certaine maturité pour se plonger dans la vie professionnelle”, remarque Agnès Chauveau, directrice exécutive de l’école de journalisme de Science po.


Une formule de plus en plus souvent proposée


Plus de la moitié des cursus reconnus offre des formations en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. La formule est même désormais proposée aux admis au concours du CFJ (10 places sur 40 ouvertes au concours). De même, le Celsa a ouvert à la rentrée 2011 une section en apprentissage : 5 étudiants de master 2 effectuent leur formation en apprentissage sur 14 mois.

Neuf établissements privés proposent également des contrats de pro, tout comme une poignée de formations à l’université.


Une expérience qui rassure les employeurs


Ce nouvel engouement des établissements pour la formule fait écho à la demande des employeurs qui considèrent l’apprentissage comme un bon “sas d’entrée” dans la profession. Est-ce pour autant systématiquement un plus en matière d’insertion ? Au CFJ, 30 % de la promo 2010 en apprentissage ont décroché un CDI (soit 20 points de plus que ceux issus de la promo classique). À l’ESJ Montpellier, les filières JRI et radio, délivrées en contrat de professionnalisation, annoncent 100 % d’insertion.

“Les étudiants n’enchaînent pas forcément avec un CDI dans la même entreprise, mais leur expérience longue d’un ou deux ans rassure les employeurs et crédibilise leur CV”, nuance Agnès Chauveau, à Sciences po Paris.


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