1. L’École de la cité : un nouveau cursus cinéma pour les bacheliers

L’École de la cité : un nouveau cursus cinéma pour les bacheliers

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Faire leur école de cinéma là où tournent des stars prestigieuses comme Robert de Niro : c’est l’opportunité désormais offerte aux élèves de l’ENSLL (Louis-Lumière) et de l’École de la cité, deux établissements implantés aux portes de Paris, dans la toute nouvelle Cité du cinéma de Saint-Denis conçue par Luc Besson. Reportage.

Soutenue par Luc Besson, le concepteur de la Cité du cinéma de Saint-Denis, l’École de la cité est ouverte aux jeunes de niveau bac, pour les former en 2 ans aux métiers d’auteur-scénariste et de réalisateur.

Quelque 2.000 candidats (mais seulement 1.400 ayant répondu à la première épreuve de sélection) pour 59 heureux élus : la nouvelle École de la cité du cinéma créée par Luc Besson est dépassée par son succès ! Il faut dire que bénéficier de 2 années de formation gratuite (de réalisateur ou d’auteur-scénariste) dans un environnement très haut de gamme est exceptionnel. “Les locaux sont grandioses”, reconnaît Alexis, 20 ans, l’un des 32 élèves de la section réalisation.
 

Pour la réalisation du film de l’inauguration de la Cité, un groupe d’élèves de l’École de la cité interviewe Francine Lévy, la directrice de l’école Louis-Lumière.

L’accent mis sur la pratique et l’anglais
À la différence de l’ENSLL (Ecole nationale supérieure Louis-Lumière), l’École de la cité se distingue par son recrutement ouvert aux jeunes de niveau bac (les candidats doivent avoir suivi une année de terminale), même si dans la pratique les admis sont plus âgés.

“Notre formation est complémentaire de Louis-Lumière car nous ne formons pas de techniciens, mais uniquement des créatifs destinés tant au cinéma qu’à la télévision”, indique le directeur Rachid Djouadi. La formation est très axée sur la pratique professionnelle (à travers de nombreux stages) et donne beaucoup d’importance à l’anglais, car certains cours sont donnés directement dans cette langue.

Les entreprises de l’audiovisuel en soutien
Soutenue par Luc Besson (président du conseil d’administration de l’école et très présent aux entretiens de sélection), l’école bénéficie du soutien de nombreuses entreprises (chaînes de télévision ou entreprises de post-production), qui constitueront autant de lieux de stages. Bien sûr, la proximité des 9 plateaux de tournage de la Cité du cinéma constitue un énorme atout pour les étudiants. Chacun des élèves devraient bénéficier d’au moins une journée sur le plateau de “Malavita”, le dernier film de Luc Besson, en cours de tournage.

Pas question pour autant de faire des élèves des sortes de clones du réalisateur du “Grand Bleu” ou du “Cinquième Élément”. “Nous visons à ouvrir nos élèves à la diversité des genres cinématographiques : court-métrage, clip, documentaire, etc.”, assure Rachid Djouadi.

L’école de la dernière chance
C’est un peu “l’école de la dernière chance”, se réjouit Alexis. Fan de la Nouvelle vague, cet étudiant originaire de la région lilloise a connu un parcours scolaire “chaotique”. Après avoir tenté sans succès une année de licence de philo puis de médiation culturelle, Alexis a vu son dossier de candidature refusé par les facs de cinéma de la région parisienne. Mésaventures oubliées. L’année à peine commencée, Alexis s’est déjà frotté à la réalisation. Avec une petite équipe et une caméra Z7, il a été chargé de réaliser le making-of de la journée d’inauguration de la Cité du cinéma, le 21 septembre 2012.
 
Entrer à l’École de la cité : une sélection très exigeante

L’admission à l’École de la cité se déroule en 3 phases. La première série d’épreuves, en 48 heures, vise à évaluer la créativité des candidats (par exemple, s’exprimer sur le thème de la lumière sans utiliser l’écriture, mais par la photo, le dessin, la peinture, etc.). Une deuxième série porte notamment sur l’anglais et la culture cinématographique des candidats. Enfin, une troisième phase d’entretien individuel conclut la sélection. Les élèves retenus ont entre 21 et 22 ans d’âge moyen et 80 % d’entre eux sont originaires d’Île-de-France.
Mathieu Oui
Octobre 2012
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