1. Choisir la filière LLCE...

Choisir la filière LLCE...

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Fascinée par le Japon, Marine veut se lancer après le bac dans l’apprentissage de la langue et de la civilisation nippones. Mais quel cursus est le plus conforme à ses aspirations ?

Seules onze universités préparent à la licence LEA (langues étrangères appliquées) anglais-japonais, et sept dispensent la licence LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères) japonais. Généralement, ces filières ouvrent leurs portes à la fois aux initiés et aux grands débutants, mais une vérification s’impose au cas par cas. Un stage intensif de prérentrée transmet les bases de la prononciation et de l’écrit syllabaire. Avant leur inscription définitive, tous les candidats bacheliers reçoivent un avis d’orientation émis d’après leur dossier et leur lettre de motivation. Un avis "réservé" n’empêche pas une inscription, mais il indique au futur étudiant qu’il se trompe de chemin et qu’il risque de perdre un an.

Les effectifs de la L1 (première année de licence) japonais sont variables selon les universités : environ 110 étudiants par exemple à Lyon 3, 160 à Paris 7, ou encore 350 à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales). Daniel Struve, responsable de la mention LLCE à Paris 7, souligne que les titulaires d’un bac général, et notamment littéraire, sont les plus performants. "Un bon niveau en français et en anglais, ainsi qu’une bonne capacité d’assimilation des langues sont absolument indispensables", assure-t-il.

En LLCE, les cours sont centrés sur la connaissance écrite et orale de la langue (neuf heures par semaine). S’ajoutent de la civilisation, des modules transversaux et des cours de LV2. Analyse linguistique, dissertations et commentaires, traductions de texte sont les exercices phares de la filière. "Il n’y aucun doute, ça va me plaire, car ça reste vraiment dans mon univers littéraire", commente Marine, 18 ans, qui hésite entre LLCE japonais et LEA anglais-japonais. Mais attention, l’apprentissage du japonais est scolaire et fastidieux, et on commence à zéro en L1 ! Résultat : environ 50 % des étudiants échouent ou abandonnent à l’issue de la première année.

"La fascination pour le Japon ne suffit pas, prévient Daniel Struve. Apprendre deux syllabaires de 50 signes et près de 2 000 kanji (idéogrammes) demande de la mémoire et un entraînement régulier à la maison !" Même constat en LEA. "Le choix du japonais accentue l’effort à fournir. Beaucoup d’étudiants perdent pied dès les premières semaines", témoigne Jean-Michel Benayoun, responsable pédagogique de la licence LEA à Paris 7.

Marie-Aline Desvignes
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