1. Erasmus+, mode d’emploi
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Erasmus+, mode d’emploi

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Partir en Erasmus+ se prépare, découvrez tous nos conseils. // © Getty Images/Stockdisc
Partir en Erasmus+ se prépare, découvrez tous nos conseils. // © Getty Images/Stockdisc

Vous souhaitez partir avec Erasmus+ mais vous n’en connaissez pas toutes les particularités. L'Etudiant vous livre le mode d'emploi en 7 points, pour que vous viviez cette expérience inédite dans les meilleures conditions.

1. À qui s'adresse Erasmus+ ?

Adieu Erasmus, vive Erasmus+ ! Créé en 1987 pour les étudiants, le fameux programme d'échanges à travers l'Europe a fait peau neuve en 2014. Désormais, il intègre tous les dispositifs d'échanges dans le cadre de l'enseignement et de la formation, du collège à la vie active. Y participent donc des jeunes issus de toutes les filières du supérieur – BTS, DUT, universités, écoles d'art, de commerce, d'ingénieurs, etc. – mais aussi des lycéens, des demandeurs d'emploi ou des professeurs. En 2015, par exemple, 4.500 apprentis du CAP (certificat d'aptitude professionnelle) au bac professionnel en ont bénéficié, pour des séjours en moyenne de vingt-huit jours. Dans le secondaire "classique", les départs individuels sont plus rares : le ministère de l'Éducation nationale en a recensé 111 en 2014 et 60 en 2015. Enfin, si le but le plus fréquent d'un échange est de suivre des cours à l'étranger, sachez qu'on peut également avec Erasmus+ réaliser des stages en entreprise.

2. Quelle destination choisir ?

Outre les 28 États membres de l'Union européenne (UE), le programme inclut l'Islande, la Macédoine, le Liechtenstein, la Norvège et la Turquie. Mais attention, vous ne pouvez pas "postuler spontanément dans tout cursus qui vous intéresse, sur tout le continent. Pour qu'un séjour entre dans le cadre d'Erasmus+, il faut qu'un accord ait été conclu entre l'école d'origine et celle d'accueil", souligne Annie-Claude Guiset, directrice relations internationales de l'université catholique de Lille. Procurez-vous la liste de ces partenaires auprès des enseignants référents de votre établissement. Quid du Royaume-Uni après le Brexit ? Tant que le pays n'est pas officiellement sorti de l'UE, les mobilités se poursuivent à l'identique. Le pays pourra choisir de rester ou non membre du programme.

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3. Faut-il parler couramment la langue du pays d'accueil ?

Tous les enseignants vous le répéteront : "On ne part pas avec Erasmus+ pour s'initier au b.a.-ba d'une langue étrangère mais pour étudier dans cette langue." Mieux vaut donc être capable de tenir une conversation. Mais l'on ne vous demande pas non plus d'être bilingue. "Le niveau requis est précisé dans les conventions signées entre les établissements partenaires, note Joëlle Gury, directrice relations internationales de l'université de Cergy-Pontoise. Dans le supérieur, il s'agit en général du niveau B2 ("maîtrise courante de la langue"). C'est-à-dire le stade "avancé ou indépendant", le quatrième niveau parmi les six définis par le cadre européen commun de référence pour les langues, ou celui attendu pour le baccalauréat. La plupart des établissements prévoient un entretien en langue étrangère pour tester vos compétences.

4. À quelles aides financières prétendre ?

Même si vous partez un an à l'étranger, c'est dans votre établissement d'origine, en France, que vous vous inscrivez. Vous n'aurez pas de frais de scolarité dans l'université d'accueil. Cependant, prévoyez un budget pour la vie quotidienne sur place, car elle reste à votre charge dans la plupart des cas. Pour vous aider financièrement, Erasmus+ propose des bourses de quelques centaines d'euros par mois, modulées suivant le coût de la vie de votre destination. Dans l'enseignement supérieur, si vous êtes boursier sur critères sociaux, les versements sont maintenus pendant votre séjour. Sachez également que la plupart des régions complètent la bourse Erasmus par des aides de mobilité internationale.

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5. À quel moment partir ?

Erasmus+ est accessible dès l'âge de 14 ans pour des mobilités de deux à douze mois. Exception : la durée minimale peut baisser à quinze jours dans les formations en apprentissage mais peut s'élever à trois mois pour un séjour d'études postbac. Dans le supérieur, on peut profiter plusieurs fois d'Erasmus+ au cours de sa formation, à raison d'un départ à chaque cycle – licence, master, doctorat –, sauf en première année de licence où vous êtes censé prendre vos marques dans le supérieur. Au-delà de ces règles générales, consultez vos enseignants, dont le feu vert est indispensable. Certaines périodes ne seront pas propices à un départ, s'il y a par exemple des projets cruciaux à valider pour un diplôme. Autre élément à prendre en compte : le calendrier des candidatures. Pour un départ à la rentrée 2016-2017, les premières réunions d'information ont eu lieu... à l'automne 2015. Un conseil donc : anticipez.

6. Quelles chances a-t-on de voir sa demande acceptée ?

Outre un bon niveau en allemand, en anglais, en espagnol ou encore en italien, mieux vaut être à l'aise dans ses études. Car il peut y avoir à l'arrivée dans votre établissement d'accueil quelques flottements, ne serait-ce que pour vous habituer à d'autres méthodes de travail. Avant de vous donner le feu vert, les établissements ou les CFA (centres de formation d'apprentis) font le point sur vos résultats scolaires et votre motivation. À vous de vous renseigner sur les établissements visés. Certaines destinations sont très prisées, il est préférable de formuler plusieurs vœux.

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7. Comment valider son semestre ou son année ?

Si vous partez en mission dans une entreprise, une convention de stage est établie entre les établissements d'origine et d'accueil et vous-même, afin d'inscrire cette expérience dans votre cursus. Pour un séjour dans une université ou une école, vous définirez avec un enseignant référent un "contrat d'études". Il récapitule tous les cours auxquels vous devrez assister. Grâce au système d'équivalences européen, les examens que vous réussirez à Berlin, Madrid ou Rome seront validés dans le cadre de votre diplôme français. Dans votre établissement d'accueil, vous rejoignez la promotion correspondant à votre niveau de formation en France, avec quelques ajustements d'emploi du temps. "Le but : dupliquer le programme que les jeunes auraient suivi en France. Il se peut que certains modules délivrés ici en deuxième année soient dispensés en première ou en troisième année dans la fac partenaire", explique Céline Blondeau, vice-doyenne en économie-gestion à l'université catholique de Lille.

Plus d'infos

L'Union européenne voudrait que de plus en plus d'apprentis vivent une expérience longue à l'étranger. À la rentrée 2016 a donc été lancé "Euro'App", un projet pilote qui permet à 145 apprentis dont 75 Français de partir une année hors de France.

Avec Erasmus+, vous pouvez aussi partir hors cadre scolaire.
Soit en participant à un échange de groupe pendant une à trois semaines avec Erasmus+ Jeunesse et Sport. Soit en partant en SVE (service volontaire européen), dans une association
ou une collectivité pendant deux à douze mois.
Sur Facebook : Agence Erasmus+ France Jeunesse et Sport :
Sur Twitter : @ErasmusplusJeun.
Les hashtags : #Erasmusplus ; #SVE.