DOSSIER : SE FORMER AU JOURNALISME

Les métiers du journalisme font encore rêver de nombreux diplômés, mais beaucoup s’interrogent sur les voies qui y conduisent. Quelles sont les formations reconnues de la profession et quelles garanties offrent-elles ? À quel niveau recrutent-elles ? Est-il possible de se spécialiser par média ? Que valent les filières universitaires et jusqu’à quel niveau aller ? Toutes les réponses à vos questions.

Quelles sont les formations reconnues de la profession et quelles garanties offrent-elles ?

Actuellement 12 écoles se partagent le marché. La plupart sont disséminées en province : CUEJ de Strasbourg, École de journalisme de Toulouse, École supérieure de journalisme de Lille, École de journalisme et de communication de Marseille (EJCM), Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA) - qui remplace l’IUT de Bordeaux depuis la rentrée 2006 -, Institut de la communication et des médias (ICM) de Grenoble, IUT de Tours et de Lannion. Les autres se concentrent sur la capitale : CELSA, Centre de formation du journalisme (CFJ), Institut français de presse (IFP), Institut pratique du journalisme (IPJ).

Une formation plus "visible" sur le marché
La section journalisme de l’IEP de Paris et l’École Supérieure de Journalisme (Paris) souhaitent également obtenir ce label qui assure des candidatures au concours plus nombreuses chaque année. La reconnaissance par la profession apporte également une certaine garantie aux étudiants. Qualité des enseignants (professionnels aguerris ou experts), équipements régulièrement renouvelés, visibilité de l’école sur le marché. Surtout, le fait d’être étudiant au sein de l’IUT de Bordeaux ou de l’École Supérieure de Journalisme de Lille (par exemple) permet de se porter candidat aux concours organisés par les groupes de presse les plus en vue (Prisma, Bayard) ou les grandes chaînes de radiotélévision (RFI, TF1, France Télévisions).

Une titularisation plus rapide
Autre avantage, non négligeable, les diplômés des écoles reconnues bénéficient d’une réduction de stage. En clair, lorsque vous obtiendrez votre carte de presse, elle portera la mention journaliste stagiaire pendant seulement un an (deux ans pour ceux qui ne sont pas issus de l’une des écoles reconnues). Enfin, les journalistes issus de ces formations présentent des parcours plus linéaires, moins sinueux que leurs confrères sortis de l’université. Reste que les jeunes diplômés (15 % environ des effectifs) sont confrontés aux mêmes affres que les autres. Le travail à la pige demeurant pour tous un passage obligé, plus ou moins bien vécu.

Alexandrine Civard-Racinais

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