Quel est le quotidien d’un habilleur pour le ciné et la télé ?

Par Isabelle Maradan, publié le 20 Avril 2011
3 min

Radio, télé, ciné, animation, ou maquillage : vous nous avez posé des questions sur les formations et les métiers de l'audiovisuel lors des salons de l'Etudiant. Des inscriptions dans les écoles aux débouchés dans le secteur, les réponses extraites du livre d'Isabelle Maradan "Les Métiers de l'Audiovisuel", paru aux éditions l'Etudiant.

Dorothée Guiraud, d’abord habilleuse, puis chef costumière, confirme que les milieux du cinéma et de la télévision sont cloisonnés. Après la classe de troisième, Dorothée pense se lancer dans la mode et entreprend une formation de couturière avant de faire un stage de stylisme. C’est sa cousine qui la fait travailler comme habilleuse sur un court métrage en 1992. Dorothée enchaîne ensuite pour des séries télévisées produites par AB Productions. Une aventure qui l’amène à voyager, mais ne l’intéresse pas beaucoup. "Ce n’était pas artistiquement intelligent", juge-t-elle. Très disponible et réactive, "l’habilleuse est présente bien avant le prêt-à-tourner, prépare les vêtements pour les scènes à tourner, veille à ce que les détails des tenues entre 2 plans soient raccords, répare ce qui doit l’être et lave les habits le soir", détaille Dorothée.


Un rôle de chef costumière

 
C’est la réalisatrice Noémie Lvovsky qui la choisit en 1997 pour son 1e rôle de chef costumière. Chef costumière au cinéma, c’est comme styliste dans la publicité, la mode ou la télé. Dorothée se souvient avoir beaucoup chiné pour trouver l’ensemble des costumes de "Petites", le téléfilm de Noémie Lvovsky, qui se passe dans les années 1960-1970. Bruno Podalydès la sollicite pour "Le Mystère de la chambre jaune" et "Le Parfum de la dame en noir". "Il est plus intéressant de travailler sur des films d’époque que sur des films contemporains. On a plus de liberté pour trouver les vêtements qui vont correspondre au personnage, puisque l’on sort des conventions et des habitudes vestimentaires des acteurs", apprécie Dorothée. Si elle précise qu’il n’y a pas de formation idéale pour faire ce métier, Dorothée juge indispensable de maîtriser la couture et le vêtement. Le reste, estime Dorothée, c’est "de savoir chercher, d’enrichir son œil en s’intéressant à toute forme d’art et en se documentant largement pour pouvoir faire des propositions aux réalisateurs. Il est important de se créer un carnet d’adresses, de ne pas compter son temps et d’avoir la niaque." Aujourd’hui, Dorothée évolue dans l’univers du cinéma d’auteurs. Elle l’a préféré à celui des séries télévisées. 
 

Les métiers de l'audiovisuel // (c)POUR ALLER PLUS LOIN

À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Les Métiers de l'Audiovisuel", par Isabelle Maradan.


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