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Témoignage

Mégane, diplômée en management du sport : "J’ai toujours privilégié l’insertion aux études"

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Mégane, chargée de projets chez NPO Events, diplômée d'un master 2 en management des organisations sportives. // © Photo fournie par le témoin
Mégane, chargée de projets chez NPO Events, diplômée d'un master 2 en management des organisations sportives. // © Photo fournie par le témoin

Après son master 2 en management des organisations sportives, Mégane, 23 ans, n’a pas tardé à trouver un emploi : l’entreprise où elle faisait son dernier stage l’a directement embauchée, à la rentrée 2015. Une opportunité que la jeune diplômée a largement provoquée, en ayant toujours un pied dans le monde professionnel.

La recherche d'emploi, Mégane ne connaît pas. Enfin, en tous cas, pas après son diplôme : la jeune femme de 23 ans a signé son CDI (contrat à durée indéterminée) avant même d'avoir en poche son master 2 en management des organisations sportives, à l'université d'Aix-Marseille.

Chargée de projets chez NPO Events depuis septembre 2015, elle a été embauchée directement à la suite de son stage de M2 par la petite entreprise d'événementiel qui organise 2 rallyes (auto, moto, camion, quad...), en Tunisie et au Maroc, ainsi qu'un "événement vélo".

Communication, logistique, relations presse... Mégane touche à tout. "Je peux aussi bien préparer des plaquettes de com' que saisir les inscriptions en ligne ou charger et décharger les camions", raconte la jeune diplômée qui apprécie beaucoup le contact avec les clients et le terrain. "Le rallye, c'est magique. On partage des moments très forts avec une équipe, mais aussi avec les participants", décrit Mégane, dont le salaire brut s'élève à 2.200 € par mois.

Stage, stage, stage

Mais pour en arriver là, Mégane n'a pas attendu la fin de ses études pour mettre un pied dans le monde du travail. Au contraire, elle n'a cessé d'enchaîné les stages. "J'ai toujours privilégié l'insertion professionnelle aux études, reconnaît-elle. Car même avec des formations affichant de très bons taux d'insertion à la sortie, il y a forcément la crainte du chômage chez tout le monde."

Après 3 mois au Canada dans l'événementiel pour un tournoi de beach volley, à la fin de son DUT (diplôme universitaire de technologie) GEA (gestion des entreprises et des administrations), l'étudiante, gymnaste, passait quelques jours par semaine chez GymNova en marketing et communication, durant sa L3 et son M1. Sans oublier un stage dans un golf, avant d'arriver à sa dernière expérience de stagiaire durant son M2, au sein de son entreprise actuelle.

Le réseau en ligne de mire

"Le stage, c'est le moment où il faut s'investir à 200 %, souligne-t-elle. Le sport est un secteur assez fermé : tout dépend des filières, mais en événementiel, c'est assez aléatoire. Il faut donc se faire sa place et se créer son réseau." Ce qui n'était pas gagné d'avance pour la jeune femme, issue de Franche-Comté, et qui ne connaissait personne en arrivant à Marseille en master 1.

Pour cela, elle a saisi tous les leviers qui se sont offerts à elle à l'université. Ce stage, qui s'est transformé en premier emploi, c'est l'un de ses profs de master 2 qui lui en a parlé. Elle ne connaissait pourtant pas grand-chose aux sports mécaniques, mais s'est lancée dans l'aventure. Ce sont aussi les nombreux intervenants extérieurs de sa formation qui lui ont permis de mieux connaître le monde du travail. Ou encore les projets réalisés pour des professionnels, dans le cadre du M2. Sans oublier les nombreuses rencontres avec les anciens et les divers événements auxquels elle a participé grâce à l'association très active de sa formation.

"À l'université, on ne nous donne pas un réseau 'clé en main', comme peuvent peut-être le faire certaines écoles très chères, prévient-elle. Mais c'est très bien car cela ne nous faciliterait pas réellement la tâche ! Notre directeur de M2, Pierre Dantin, a un carnet d'adresses exceptionnel, mais ce n'est pas 'open bar'. C'est à nous de nous investir et de faire nos preuves. Et nos enseignants nous accompagnent dans cette démarche."

Le parcours de Mégane : du DUT au master 2 
Après un bac ES au lycée Edgar-Faure de Morteau, en Franche Comté, Mégane rejoint la fac de droit. "Je voulais être avocate en droit du sport, mais mon espérance de vie à l'université n'a pas dépassé les 3 mois, lâche-t-elle dans un éclat de rire. L'autonomie tout de suite après le bac, ce n'était pas un système pour moi." La jeune bachelière va alors travailler dans l'horlogerie, avant de retourner sur les bancs universitaires, sur les conseils insistants de ses parents, mais cette fois-ci en DUT GEA, à Besançon (25).

Elle rejoint ensuite une licence 3 de STAPS à l'université de Franche-Comté, avant d'enchaîner sur un master 1 puis un master 2 à l'université d'Aix-Marseille en management des organisations sportives. Elle soutient son mémoire en septembre 2015, et décroche son diplôme.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Mégane, diplômée en management du sport : "J’ai toujours privilégié l’insertion aux études" Annabelle, diplômée en psychologie : “La pratique m’a aidée à trouver un travail” Jonathan, diplômé en droit :  “Les stages sont un passage obligé pour trouver du boulot”