DOSSIER : ALCOOL, VIOLENCE, CANNABIS… LE MALAISE DES LYCÉENS
- Ce malaise lycéen qui ne dit pas son nom
- Alcool, cannabis : signes annonciateurs d’un malaise au lycée ?
- Un malaise lycéen pas toujours perceptible par l’entourage
- Plus grave, plus collective : la violence au lycée revêt parfois de nouvelles formes
- Un système scolaire souvent vécu comme une sanction par les lycéens
- Des lycéens médiateurs pour régler les incivilités du quotidien
- Des études encadrées pour réconcilier les élèves avec le lycée
- Des ateliers théâtre au lycée pour faire tomber les préjugés
Les lycéens français ont le blues. La violence les rattrape au cœur même des établissements. Dernier exemple en date, le lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine, où l’agression d’un élève a poussé les professeurs à exercer leur droit de retrait et à suspendre les cours plusieurs jours. D'autres problèmes débordent les élèves : les règles du système scolaire les rebutent, leur consommation d’alcool ou de cannabis est élevée… Enquête sur un malaise larvé et sur les lycéens et les enseignants qui expérimentent des solutions pour le combattre.
Ce malaise lycéen qui ne dit pas son nom
Depuis quelque temps, les indices s’accumulent. Vous n’êtes que 45 % à vous sentir "chez vous" à l’école et 13 % à dire ouvertement y être "mal à l’aise" (1). Vous faites grève plus souvent que vos équivalents européens. Vous n’êtes pas rares à abandonner en cours de scolarité ou à subir des orientations hasardeuses.
À ces signes chroniques de malaise s’ajoutent ponctuellement des crises aigües, qui relèguent alors les lycées à la rubrique "faits divers". Ce fut le cas il y a 4 ans, au lycée professionnel Louis-Blériot d’Étampes (91), lorsqu’un élève a poignardé en cours sa professeur d’arts plastiques. Ou, en janvier 2010, au lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre (94), lorsque Hakim, 18 ans, a été poignardé après une bagarre avec un autre lycéen à propos de sa sœur. C’est le premier élève en France mort non accidentellement dans l’enceinte d’un établissement scolaire… Et en février 2010, une agression a lieu au lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine, causant une réaction solidaire médiatisée des professeurs.
Quel mal touche les lycéens français ? Notre enquête :
Enquête : la violence d’un malaise lycéen
Alcool, cannabis : signes annonciateurs d’un malaise au lycée ?
Un malaise lycéen pas toujours perceptible par l’entourage
Plus grave, plus collective, de nouvelles formes de violence au lycée
Un système scolaire souvent vécu comme une sanction par les lycéens
Des lycéens médiateurs pour régler les incivilités du quotidien
Des études encadrées pour réconcilier les élèves avec le lycée
Des ateliers théâtre au lycée pour faire tomber les préjugés
| Partagez et donnez votre avis sur nos forums : Quelles violences au lycée et quels remèdes selon vous ? En savoir plus : Le droit de retrait des enseignants de lycée est-il abusif ? Le point de vue d’Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de l’Etudiant. "Quatre journées “ordinaires” de violences à l’école. Juste des faits", sur le blog d'Emmanuel Davidenkoff. Consultez "Les cahiers de doléances des lycées" pour améliorer le lycée. Des établissements se bougent : découvrez leurs initiatives pour lutter contre l’échec scolaire |
A noter : les prénoms des témoins ont été changés.
(1) Source : enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) menée tous les 3 ans dans les 30 pays de l’OCDE et les pays partenaires, en 2003. Les chiffres français constituaient l’un des plus mauvais résultats de cette étude.
Camille Neveux
Février 2010
Février 2010

