Comment Sabo a réussi à entrer en M2 histoire et médias

Par Olivier Monod, publié le 17 Septembre 2013
5 min

La sélection du master

 

Le master histoire et médias l'UPEC (université Paris-Est-Créteil) conduit notamment à deux métiers : soit documentaliste d'image et de sons, soit dans la conservation audiovisuelle. "Il s'agit d'un master professionnel créé en 2007 en fort lien avec les professionnels et les acteurs publics du Val-de-Marne, souligne sa responsable Claire Blandin. Il se déroule en un an, les étudiants des M1 de Créteil passent donc les mêmes épreuves que les autres pour postuler."

Une promotion comporte une vingtaine d'étudiants sélectionnés parmi environ 70 candidatures. "Un tiers vient de Créteil, du M1 histoire, et le reste de partout ailleurs, confie Claire Blandin. Nous privilégions les profils 'histoire', mais il nous arrive de recevoir des personnes issues de sociologie, philosophie ou histoire de l'art."

 
Les motivations de Sabo pour ce master

 

"Je viens d'un master histoire en recherche, mais il y a peu de débouchés. J'ai donc décidé de me professionnaliser."

Ayant suivi sa licence à l'UPEC, elle disposait de retours d'étudiants. "Une amie m'avait parlé de ce master parce qu'elle l'avait fait, confirme la jeune femme. Elle m'en a dit du bien. J'ai notamment particulièrement apprécié les partenariats avec les médias." Après avoir obtenu son master recherche à l'UVSQ, elle présente donc sa candidature pour des masters plus professionalisant à l'UPEC et à Versailles.

 
Sa candidature passée au crible

 

 
Son CV commenté

 

Après son bac littéraire, mention assez bien, Sabo s'inscrit à la double licence histoire et lettres modernes de l'UPEC. Elle part ensuite suivre un cursus "recherche" en histoire à l'UVSQ (université Versailles-Saint-Quentin). Elle obtient une mention bien à son master recherche, notamment grâce à un mémoire sur "La figure de Léopold Sédar Senghor dans les médias français".

Parrallèlement, elle travaille comme assistante d'éducation dans un lycée, mais trouve tout de même le temps de faire des stages aux archives départementales des Yvelines, au conseil général du Val-de-Marne, et au centre d'histoire de Sciences po. "J'ai essayé de mettre en avant mon expérience dans le domaine professionnel du master et le fait que je connaissais l'équipe pédagogique grâce à ma licence."
 

fleche-rouge Claire Blandin, responsable du master

"Venir de Créteil ou pas n'est pas un critère de choix pour nous. La qualité de son parcours académique, avec une double licence et un master recherche obtenu chez des collègues que je connais, en est un. Elle a démontré dans son parcours une réelle capacité de travail et un intérêt pour notre sujet d'histoire des médias à travers ses stages et son master. La découverte du secteur professionnel est cruciale pour nous.

Cependant, nous ne sommes pas fermés à des profils plus spécialisés. Des personnes avec une réelle passion pour la photographie, le théâtre peuvent trouver un positionnement professionnel intéressant et porteur."

 
Son niveau académique commenté

 

Sabo est une bonne élève : "En double licence, que ce soit en lettres ou en histoire, on voyait bien que nous étions parmi les meilleurs." Elle préfère le travail régulier au travail acharné sous la pression à la dernière minute. Elle décroche une mention "assez bien" en licence.

"En master j'ai vraiment travaillé sur un sujet qui me passionnait. J'ai l'impression que j'aurais pu mieux faire." Elle a tout de même obtenu 16 en M1 et 14 en M2.
 

fleche-rouge Claire Blandin, responsable du master

"Les doubles licences sont vraiment réputées pour tirer les promotions vers le haut. Ce sont en général de bons élèves. Pour moi, un dossier entre 10 et 12 va avoir un handicap. Ceci dit nous effectuons notre recrutement en commission. Les professionnels et les professeurs apportent leur connaissance des différentes formations pour affiner notre choix. Il nous arrive également d'accepter des profils plus professionnels en formation continue."

 
Sa lettre de motivation commentée

 

Dans sa lettre, Sabo voulait montrer pourquoi elle voulait intégrer ce master. Sa démarche passait bien sûr par la "démonstration que mon profil correspond à la formation de ma part mon expérience professionnelle et mon sujet de master", mais pas seulement.

"Je me suis projetée dans un projet professionnel clair, je voulais passer les concours de la fonction publique, notamment parce que mon stage au conseil général du Val-de-Marne s'était très bien passé."
  

fleche-rouge Claire Blandin, responsable du master

"Nous attendons que l'étudiant démontre qu'il a bien compris là où il arrive. Le but est qu'il reformule les objectifs de la formation et se les approprie. Nous avons deux débouchés, la conservation et la documentation, il faut qu'il s'inscrive dans un de ces deux secteurs. Ce n'est pas la peine de faire des excès d'originalité. Une bonne structure "Moi, Vous, Nous" est satisfaisante.

Pour avoir des bonnes promotions, il nous faut des personnes dynamiques et motivées par la formation. La lettre peut-être manuscrite ou dactylographiée."

 
Son chapitre de mémoire commenté

 

Sabo a effectué son mémoire de recherche sur "La figure de Léopold Sédar Senghor dans les médias français". "J'ai fourni mon introduction et mon premier chapitre, cela me semblait être les parties les plus abouties, explique la jeune femme. J'ai travaillé sur les archives de 'Libération', du 'Monde', du 'Figaro' et de l'INA."
  

fleche-rouge Claire Blandin, responsable du master

Le but de cette demande est d'avoir une idée de la méthodologie de l'étudiant, de son style d'écriture et de son approche d'un sujet. On peut voir comment il fait les notes de bas de page, sur quelle bibliographie il s'appuie. Nous jugeons plus la forme que le fond, qui a déjà été évalué. Pour Sabo, le fait d'avoir travaillé sur un corpus audiovisuel était un vrai plus.

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