Judicaëlle, en master langues et échanges internationaux :"J’ai préféré la fac à une école de commerce"

Par Stéphane Moret, publié le 18 Janvier 2014
3 min

Judicaëlle, 21 ans, est en M1 à l’université de Cergy-Pontoise, après avoir suivi une licence de langues étrangères appliquées dans cette même fac. A l’occasion du salon des Masters, mastères et MBA de Paris, elle revient sur son choix, et ses objectifs.

Pourquoi avoir choisi ce master ?

 

C’est une suite logique de ma licence LEA à l’université de Cergy. Je me suis renseignée sur le site de la fac et je suis allée aux journées portes ouvertes. Je voulais connaitre les cultures, les civilisations d’autres pays, puisque je me destine à travailler en tant que responsable export dans un pays anglophone. La diversité des cours correspondent donc parfaitement à mes envies : sciences politiques, histoire européenne, économie, langues, puis par la suite marketing, droit internationaux ou comptabilité.

Ce master était mon premier choix : il dispose de professeurs compétents, de maîtres de conférences anglais ou américains, et propose un suivi pour nous accompagner dans la recherche des stages (aussi bien obligatoires que facultatifs).

J’avais la possibilité de suivre cette même formation en alternance, mais j’ai privilégié la formation initiale,pour accéder au stage de 6 mois, que je compte faire au Mexique, pour améliorer ma pratique de l’espagnol.

 

Comment s’est opérée la sélection ?

 

D’abord, il faut faire valider son stage de licence. Puis, j’ai dû expliquer mon parcours dans une lettre de motivation, rédigée en trois langues : français, anglais et espagnol. Ensuite, on se présente à un entretien, qui doit convaincre le jury que notre projet est en accord avec la formation. Mais la sélection pour passer en M2 sera plus visible : il faudra rédiger un mémoire, passer face à un jury dans nos trois langues d’enseignement : pour moi, français, anglais et espagnol, mais certains passent allemand ou japonais. Et là, si vous n’avez pas le niveau, vous ne passez pas en M2 !

 

Que vous apporte cette formation ?

 

Je l’ai choisie, plutôt qu’une école de commerce, car en plus des bases commerciales internationales, elle propose un approfondissement des connaissances des autres cultures, indispensable pour savoir bien négocier et vendre dans un pays étranger. Et puis le tarif de 500 € par an au lieu des 8000 demandés par une école est aussi un bon argument.

 

Êtes-vous inquiète des débouchés après votre master ?

 

Je suis plus inquiète de la situation économique actuelle que de la concurrence des diplômés d’écoles de commerce. Et puis, je suis sûre que mon stage de 6 mois va bien remonter sur mon CV. Je sais ce que je veux faire, responsable export, et c’est aussi un avantage.

 

Quels conseils donnez-vous à un étudiant qui veut suivre le même parcours que vous ?

 

En université, vous êtes autonome, alors faites bien attention de travailler régulièrement. Assistez aux cours en amphi plutôt que de vous les faire donner par les autres étudiants. Soyez présents dans tous les sens du terme : il faut aussi être concentré. Et puis cherchez un maximum de stages à l’étranger, même pour des petites périodes, pour vous confronter à d’autres cultures.

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