Réussir son orientation en fin de terminale

publié le 11 Janvier 2007
3 min

Tout bac ouvre les portes des études supérieures. Mais moins d’un quart des bacheliers professionnels osent se lancer, contre 85 % des titulaires d’un bac technologique ou spécifique et presque 100 % des bacheliers généraux. Comment faire le bon choix ?Durée, organisation, travaux pratiques, degré de professionnalisation, droits de scolarité … les cursus de l’enseignement supérieur sont très divers. Tout comme la nature et le statut des établissements où ils se déroulent. Comment, devant une telle jungle, réduire le risque de se tromper de choix ?

Etudes courtes ou longues ?


De très nombreuses formations permettent d’être opérationnel en entreprise au bout de deux ou trois ans après le bac. Parmi elles, des écoles spécialisées (paramédicales par exemple), les BTS et certaines filières « pros » universitaires, comme les DUT (diplôme universitaire de technologie), les licences professionnelles (formation bac+3 en un an) ou les DEUST (diplômes d’études universitaires scientifiques et techniques).

Certains d’entre vous préféreront se lancer dans des études plus généralistes pour ensuite se spécialiser en vue d’entrer dans la vie active au bout de cinq à huit ans après le bac. Vous opterez alors par exemple pour une licence universitaire (en trois ans), suivie d’un master professionnel ou recherche, ce dernier étant le préalable traditionnel à une thèse de doctorat. Autre solution : intégrer sur concours une grande école (commerce, ingénieur…) après une prépa ou directement après le bac.

A souligner toutefois, la multiplication des passerelles entre filières courtes et filières longues.

Professionnelles ou générales ?


Autre critère de choix fondamental : vous avez la possibilité d’opter soit pour des études immédiatement professionnalisées (courtes ou longues), de type IUT, BTS, écoles spécialisées ou grandes écoles post-bac, soit de repousser à bac + 2, +3 ou +4 le moment du choix d’un secteur professionnel de référence. Dans ce dernier cas, vous commencerez par une première étape générale et théorique en classe préparatoire ou en premier cycle universitaire (licence en six semestres).

Choisir la première de ces options exige d’avoir un projet professionnel relativement précis (ne serait-ce que parce que vous subirez une épreuve d’entretien ou de lettre de motivation à l’entrée de la filière). Le second choix permet de prendre le temps d’affiner son profil et ses envies de métier. Mais il suppose aussi de viser un secteur réclamant au moins quatre à cinq ans d’études minimum.


Encadrées ou laissant une certain autonomie ?


De ce point de vue encore, s’opposent d’un côté les filières courtes, les classes préparatoires et les écoles spécialisées, et, de l’autre, l’université, où la présence des étudiants n’est obligatoire qu’au cours des travaux dirigés ou pratiques. Ainsi par exemple, les BTS se déroulent-ils souvent au sein même des lycées, avec des promotions réduites à quelques dizaines maximum d’élèves… contrairement par exemple aux centaines d’étudiants qui suivent en amphi leurs premiers cours en fac de droit. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si plus de 40% des étudiants entrés en première année d’une filière universitaire générale, ne parviennent pas à la troisième année… Mais à la fac aussi, quand on monte dans les études, les effectifs se réduisent et l’encadrement réapparaît.

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