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Comment intégrer un IEP de province

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Plus discrets que leur grand frère parisien, les neuf instituts d’études politiques de province gagnent pourtant à être connus puisqu’ils offrent la même formation et les mêmes méthodes d’enseignement ! Et sept d’entre eux recrutent via un concours commun.

Qui ne connaît pas "Sciences po" ? Une grande école prestigieuse, qui a formé plusieurs présidents de la République et un bataillon de ministres et d’hommes d’affaires. Mais le célèbre institut d’études politiques de Paris ne doit pas faire oublier qu’il existe huit autres IEP, installés un peu partout en France : à Aix-en-Provence, à Bordeaux, à Grenoble, à Lille, à Lyon, à Rennes, à Strasbourg et à Toulouse. Sans oublier le dernier né, qui a ouvert ses portes à la rentrée 2014 : Sciences po Saint-Germain-en-Laye.

Cinq ans d'études, dont une à l'étranger

Dans les IEP régionaux comme à Paris, les études durent 5 ans, dont une année à l’étranger. Les trois premières années sont consacrées à la formation de base des "Sciences po" : un cocktail qui mélange histoire, économie, droit et science politique, assaisonnés d’une bonne dose de culture générale.

"Nos étudiants sont aussi là pour apprendre à raisonner, à construire leur argumentation et à développer leur expression orale et écrite, ajoute Christian Duval, directeur de l’IEP d’Aix-en-Provence depuis 2006. C’est pourquoi la formation reçue à Sciences po permet d’accéder à de nombreux métiers différents".

Le second cycle est consacré à la professionnalisation : deux années pour se spécialiser dans des domaines aussi variés que les carrières internationales, la sécurité, le fonctionnement des collectivité locales, le journalisme, le management culturel, les métiers des ressources humaines, etc.

Tous à Sciences po !

Un programme alléchant pour de plus en plus d’étudiants qui voient en Sciences po l’alternative idéale à l’université.

Depuis quelques années, la "folie Sciences po" a gagné les IEP de province, qui doivent faire face à une envolée du nombre de candidats – même les bacheliers parisiens n’hésitent plus à franchir le périphérique pour se faire une place dans un IEP. C'est le cas d'Agathe, étudiante en hypokhâgne dans la capitale, qui a tenté les concours de Sciences po Paris et de l’IEP de Lille : "J’ai raté Paris et j’ai été prise à Lille, et je n’ai aucun regret, car le master en management culturel que je prépare à l’IEP de Lille correspond bien à mon projet professionnel. Surtout, je sors beaucoup plus ici qu’à Paris, la vie culturelle est intense et abordable pour les étudiants, et ça m’a donné l’occasion de quitter mes parents !"

Et après Sciences po ?

Le taux d’insertion des jeunes diplômés équivaut à celui des bonnes écoles de commerce de région, mais la fourchette des revenus est plus étalée.

"Cela s’explique par la variété des métiers exercés par nos anciens, explique Pierre Mathiot, directeur de l’IEP de Lille depuis 2007. Un jeune journaliste débutera à la pige avec 500 € par mois, quand son ancien camarade qui travaille au back office d’une banque émargera à 5.000 €…". Un grand écart qui se retrouve aussi parmi les diplômés de Sciences po Paris, même si leur salaire moyen reste plus élevé que celui de leurs camarades de province.

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