1. Comment être bien vu sans passer pour un fayot ?
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Comment être bien vu sans passer pour un fayot ?

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En terminale, les appréciations sont capitales pour avoir un bon dossier scolaire. Mais comment mettre ses professeurs dans sa poche ? Voici les techniques utilisées par quelques élèves passés maîtres dans l’art de se faire bien voir sans pour autant passer pour un fayot.

Sans forcément être à couteaux tirés, les relations professeurs-élèves ne sont pas toujours tendres. Pourtant, certains lycéens, même en n’étant pas les premiers de la classe, entretiennent naturellement d’excellentes relations. Comment font-ils ? De leur côté, pourquoi les enseignants apprécient-ils certains élèves et en prennent d’autres en grippe dès le départ ? Rien de mystérieux là-dedans : tout est affaire d’attitude.

Saluer son professeur

Dites-vous que, contrairement aux apparences, ces êtres sont des humains (presque) comme vous. Eh oui, avant d’être votre professeur de mathématiques, "M. Bolon" est un homme, un père de famille qui part en vacances au cap d’Agde, qui joue même peut-être aux boules le dimanche. Et il mérite que vous vous adressiez à lui normalement, sans glousser.
Nicolas, aujourd’hui en licence de droit à Paris, a toujours eu les faveurs de ses enseignants. Il se souvient : "D’abord, j’étais toujours très bien habillé, jamais de baskets par exemple, cela donnait tout de suite une bonne image. Ensuite, juste avant le début du cours, j’allais voir la prof et je lui disais : “Bonjour Madame, comment allez-vous ? Vous avez passé un bon début de semaine ?” Elle finissait par livrer des choses sur sa vie privée, par exemple qu’elle avait un enfant malade. Le cours d’après, je lui demandais : “Et votre fille, elle va mieux ?” »

Donner l’impression de faire de son mieux

Mais, à l’occasion, Nicolas pouvait aussi se surpasser. "Lors d’un voyage de classe à Collioure, raconte-t-il, j’ai carrément écrit un poème plutôt drôle sur le prof qui nous accompagnait. Quand je l’ai lu dans le car, toute la classe a applaudi et un copain m’a lancé : “Ton passage, c’est gagné, Nicolas !” Et c’est vrai que je suis passé en première de justesse, mais je suis passé quand même !" Même chose en sport, où Nicolas ne brillait pas par ses résultats. "Mais contrairement aux autres, je ne ratais aucun cours et je faisais de mon mieux, ce qui me permettait d’avoir une bonne appréciation, malgré mon 11 sur 20 de moyenne."

Avoir l’esprit d’initiative

Comme Nicolas, Alexis, qui vient de passer son bac S à Paris et se prépare à intégrer médecine, est toujours tiré à 4 épingles. Sa stratégie est également bien rodée. "Les profs aiment bien les élèves qui se mettent au service de la classe, qui sont moteurs et qui n’attendent pas que tout leur tombe tout cru", juge le jeune homme, qui se souvient avoir proposé à un professeur des idées de sortie, ou encore s’être renseigné sur les horaires d’un voyage de classe. Et d’ajouter avec un petit sourire en coin : "On peut aussi profiter d’une sortie pour discuter avec eux, le nec plus ultra étant de caser dans la discussion un élément du cours, du genre “c’est comme à Cuba en 1962”. Je faisais ça sans me forcer et ça marchait !" Alexis n’a pas perdu ses amis pour autant. Il a été élu délégué de classe quasiment chaque année depuis la sixième !
Elle aussi très entourée par toute une bande d’amis, Chloé, aujourd’hui élève à Sciences po Paris, se souvient de ses trucs "infaillibles" : "En terminale, je posais souvent des questions à la fin des cours, des questions qui vont un peu plus loin, qui n’intéressent pas forcément toute la classe." Effet garanti.
Sommaire du dossier
Témoignage - Pour une bonne relation, ne pas prendre l’enseignant de haut Interview - Daniel Favre, auteur de « Cessons de démotiver les élèves. 18 clés pour favoriser l’apprentissage »