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Comment trouver une place en internat ?

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C’est décidé : l’année prochaine, vous allez poursuivre votre scolarité au lycée comme interne. Maintenant, le plus difficile reste à faire : réussir à trouver l’établissement le mieux adapté à vos besoins…

Tombé quelque peu en désuétude depuis les années 70, l’internat recommence à susciter de l’intérêt. En 2008, 3,8% des lycéens (soit 222.851 élèves) étaient internes dans les établissements publics ou privés sous contrat. Tout le monde semble en redécouvrir les vertus, notamment le président de la République. Alors qu’il avait appelé de ses vœux, début 2009, la création d’un internat d’excellence pour des jeunes des banlieues sensibles, ce dernier a vu le jour à Sourdun (77) à la rentrée 2009. De même, a été annoncé l’agrandissement des 2 maisons d’éducation de la Légion d’honneur fondées par Napoléon et qui scolarisent 1.000 filles, de la 6ème aux classes préparatoires.

L’internat serait-il la panacée ? "Attention aux désillusions, il faut être volontaire, car ce système ne convient pas à tout le monde", prévient Huguette Peirs, surintendante de la Légion d’honneur. Le choc peut être rude. Gaspard, qui a passé un an à l’institut Montalembert à Doullens (80), a eu beaucoup de mal à s’y faire. La promiscuité dans la chambrée, les coups de cafard du dimanche soir : autant de sentiments complexes à gérer. Finalement, le jeune homme a redoublé dans un autre internat, à Rouen (76). Il s’y sent mieux et… il a mûri.

Dans les grandes villes, vous avez peu de choix


Le problème est avant tout de trouver le bon établissement. D’autant que le choix est plutôt restreint, surtout dans les grandes villes. Ainsi, la capitale ne compte que 2 internats : Notre-Dame-de-Sion pour les filles et, à un jet de pierre, Stanislas pour les garçons. Privés et catholiques, ces 2 établissements sont très prisés, même si les tarifs sont très onéreux : 9.290 € par an à Stanislas.

En dehors des grandes agglomérations, les familles ont un choix d’écoles plus large. Reste que dans le public, les places sont comptées. Dommage, car les tarifs sont plus abordables : entre 1.500 et 2.000 € par an. Au lycée public Uruguay-France à Avon (77), la responsable de la vie scolaire avoue être submergée d’appels de Parisiens. "Le problème est que la plupart des internats publics comme le nôtre sont réservés aux élèves de sections rares. Ici, les filières techniques sont prioritaires. Et même quand il reste des places vacantes, ce n’est pas gagné. Les élèves hors secteur doivent d’abord faire une demande pour le lycée, puis une demande pour l’internat." En cas de refus, ils devront revenir dans un lycée de leur secteur, au risque de voir ce dernier avoir déjà fait le plein.

Faute d’une offre suffisante dans le public, beaucoup de familles se tournent vers les internats privés, attirées aussi par les valeurs morales qu’ils véhiculent. Certains ont plus particulièrement leurs faveurs : Passy-Buzenval à Rueil-Malmaison (92), Saint-Joseph à Reims (51), La Sauque à La Brède près de Bordeaux (33), bénéficient d’un excellent bouche-à-oreille. À savoir : les prix sont en moyenne de 6.000 € par an. Autre solution : si vous habitez le nord de la France, la Belgique propose des internats de qualité à des prix intéressants : 2.000 € par an environ ! 
Sommaire du dossier
L'internat : l’éloignement familial, la véritable difficulté L'internat - Témoignage : Morgane, interne au lycée Montchapet, à Dijon (21)