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Dans le privé sous contrat : des formules innovantes

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Mal à l’aise dans l’enseignement "traditionnel" ? Qu’elles soient strictes ou à l’inverse adeptes de l’autogestion, certaines écoles atypiques sont capables de faire des miracles… à condition de tomber sur celle qui vous correspond.

L’enseignement privé sous contrat a créé des structures innovantes. Le lycée Saint-Thomas-d’Aquin (Paris VIIe), par exemple, propose une classe de seconde avec soutien méthodologique et accompagnement scolaire. Saint-Sulpice (Paris VIe) accueille les élèves dyslexiques de la sixième à la terminale. Le lycée des Petits-Champs (Paris XIe) offre aux élèves un soutien et une aide personnalisés, des oraux et une étude dirigée. Dans cette école, l’ambiance est détendue, et le bureau de la psychologue toujours ouvert. Laura y suit sa scolarité depuis qu’elle a quitté en seconde Saint-Michel-de-Picpus, à Saint-Mandé (94), un établissement ultrasélectif de l’Est parisien. Depuis, la jeune fille a largement repris confiance en elle. On peut saluer les résultats de ces établissements, qui accueillent pourtant des élèves en difficulté : 99 % de réussite au bac 2008 pour les Petits-Champs, 94 % pour Saint-Sulpice, et 95 % pour Saint-Thomas-d’Aquin. Les tarifs (environ 800 € par an) restent abordables.

Autre initiative à relever : Saint-Sulpice a ouvert en 1980 des cours du soir. Membre du réseau « Les lycées du soir », qui compte 6 établissements en France, le lycée accueille des élèves de 18 à 26 ans, en classes de première et terminale L, ES et S. Les cours commencent à 16 heures, et finissent à 22 heures. Idéal pour ceux qui, ayant trop d’années de retard, ne souhaitent pas se retrouver au lycée avec des élèves trop jeunes et veulent profiter des horaires spécifiques pour faire autre chose, passer leur permis de conduire par exemple.

Avis d’expert : Firouzeh Jallaud, directrice des centres Fabert : « Renseignez-vous avant de choisir » 
« Les boîtes à bac sont un phénomène très parisien. Il y en a très peu en province. La demande reste forte, mais moins importante que par le passé. Avant, l’objectif était d’avoir le bac S pour faire de bonnes études. Aujourd’hui, les familles y mettent leurs enfants pour qu’ils aient leur bac “ric-rac”. À Paris, certains établissements, comme Fidès, obtiennent même d’excellents résultats. Les élèves sont poussés à étudier et reçoivent des sanctions quand ils ne travaillent pas. Ce type d’école s’adresse à des lycéens intelligents, mais peu travailleurs. Toutefois, le sérieux de l’établissement est très lié aux qualités et aux compétences de sa direction. Les écoles hors contrat peuvent être plus ou moins efficaces, et certaines sont carrément à fuir. La règle d’or est de se renseigner auprès de spécialistes avant de choisir. »
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