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Témoignage

Floriane, 16 ans : “Je redouble ma seconde pour mon avenir”

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Chaque année, c’est la même rengaine : si vous ne travaillez pas assez et que vos notes ne s'améliorent pas, vous serez “bon pour le redoublement” vous préviennent vos parents. Une menace pourtant rarement mise à exécution dans les établissements… Jugé peu efficace et très coûteux, le redoublement n’a pas la cote. Il devrait même, à l’avenir, devenir exceptionnel. Témoignages.

Floriane a redoublé sa seconde parce qu’elle ne travaillait pas. Et ses notes s’en ressentaient. “Pendant la première année, ma moyenne tournait autour de 5/20. Ma famille, très déçue et pas du tout confiante dans mon travail, avait décidé de me réorienter en lycée professionnel. Elle ne voulait pas me faire redoubler. Mais moi, je ne voulais pas me réorienter.

Floriane finit pourtant par se ranger à la décision de ses parents. “Ils m’ont convaincue que la voie pro serait plus facile pour moi.” Le sort en a décidé autrement… “Je n’ai pas été acceptée en lycée professionnel. Un grand soulagement. Finalement, j’ai été reprise en seconde par mon lycée.”

6 points de plus sur la moyenne

Le moment de grâce passé, Floriane ressent d’abord comme un goût d’échec, d’autant plus qu’elle voit ses amis passer en première. “Très vite, j’ai changé d’état d’esprit. J’étais là pour mon avenir. Il fallait que je m’y mette.” Et elle s’y met. “Dès le premier trimestre, je me suis mise à travailler. L’année dernière, j’avais retenu certaines choses, mais pas tout. Cela ne m’ennuie donc pas de revoir le programme : c’est comme si c’était la première fois. Cela me semble plus clair et m’intéresse plus. Quand on suit le cours, il passe plus vite !”

La moyenne générale de Floriane passe à 11/20. Le conseil de classe lui accorde les encouragements. “Mes résultats ont aussi progressé car l’ambiance en classe a changé. Les élèves sont plus sérieux. Les meilleurs aident les moins bons. On ne voit pas ça partout…”

Et si c’était à refaire ?

Malgré tout, au deuxième trimestre, Floriane baisse un peu les bras, fatiguée par les efforts fournis. “C’est dur de tenir une année. Le niveau devient de plus en plus difficile et les professeurs ont prévenu que ce serait pire au troisième trimestre. Je me suis fait un peu peur, puis je me suis dit qu’avec du travail, je pourrais y arriver.

Très vite Floriane a retrouvé sa motivation. Aujourd’hui, elle n’hésite pas à dire qu’elle redoublerait à nouveau sa seconde, si c’était à refaire. “Le redoublement n’est pas forcément une punition, c’est une chance !”

Pour aller plus loin : Le redoublement devient exceptionnel / Redoubler sa seconde : cela en vaut-il la peine ? / Admission postbac : faut-il redoubler sa terminale pour avoir un meilleur dossier sur APB ? / Bac ES : le redoublement volontaire en fin de 1re, une bonne idée ? / Démission, licenciement, redoublement : rebondir quand l’alternance tourne mal

Sommaire du dossier
Retour au dossier Redoublement : chronique d’une fin annoncée Quand le redoublement peut être bénéfique Quand le redoublement peut être inutile Quelles alternatives au redoublement ? Auguste, 18 ans : “Redoubler ma seconde ne m’a servi à rien” Floriane, 16 ans : “Je redouble ma seconde pour mon avenir” Frank, 18 ans : “Redoubler a été une chance et pénalisant à la fois” Guillaume, 17 ans : “Redoubler ma seconde m’a permis de mûrir”