Dossier : Santé étudiante : allô, maman, bobo

La LMDE (La mutuelle des étudiants) vient de rendre publique sa deuxième grande enquête sur la santé des étudiants. Elle révèle - entre autres - que faute d’argent, les étudiants renoncent à de nombreux soins.

Santé étudiante : allô, maman, bobo

La deuxième enquête* de la LMDE (La mutuelle des étudiants) dresse un constat particulièrement inquiétant sur la santé des étudiants. Elle révèle notamment que 15 % d’entre eux renoncent, faute d’argent, à un soin optique ou dentaire et que 23 % n’ont pas de mutuelle complémentaire.
Hormis la visite chez un généraliste (au moins une fois dans l’année pour 87 % des étudiants), les étudiants consultent moins les spécialistes. Ainsi, dans l’année, seuls 42 % ont pris un rendez-vous chez un dentiste, 33 % ont vu un ophtalmologiste, et une étudiante sur deux s’est rendue chez un gynécologue.

En 2006, des prémices de prise de conscience

Ce problème du défaut de couverture complémentaire qui entraîne des renoncements aux soins ne date pas d’aujourd’hui. Mais ce n’est qu’en 2006 que les politiques se sont vraiment penchés sur le sujet. On se souvient qu’en décembre de la même année, le député UMP de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, aujourd’hui secrétaire d’Etat à l’Emploi, proposait un "plan santé étudiant" avec 10 propositions, dont l’instauration d’un chèque santé de 100 € permettant aux étudiants d’acquérir une mutuelle. Il souhaitait aussi la création, dans chaque pôle universitaire, d’une "maison de la santé étudiante" regroupant en un seul lieu des spécialités médicales, une aide psychologique et des antennes de services sociaux.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le 27 février 2008, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, a présenté un plan "santé jeunes". Le texte prévoit la transformation progressive de la médecine préventive universitaire en centres de soins, autorisés à délivrer des prescriptions. Parmi les autres mesures, figure - entre autres - l’instauration au 1er janvier 2009, d’une consultation annuelle et gratuite chez un médecin généraliste de leur choix pour tous les étudiants de 16 à 25 ans.
Le décret réformant les services universitaires de médecine préventive et de promotion de la santé (Sumpps) a été adopté en mai 2008.

La bouffe prioritaire sur la santé

On s’intéresse enfin aux étudiants, longtemps considérés comme les oubliés de la santé publique. Espérons que ce ne soit que le début d’autres mesures concrètes pour en finir avec cette précarité étudiante. Car ils sont nombreux dont les parents ne peuvent pas assurer l’intendance et pour qui l’argent est un souci quotidien. Et comme il faut bien garder ses euros pour la bouffe, l’étudiant fauché renonce notamment aux soins médicaux. Intolérable !

Plus d’infos : www.lmde.com

*L’enquête de la LMDE a été réalisée, au téléphone fixe et mobile, par l’institut BVA en France métropolitaine, du 31 mars au 21 avril 2008, auprès d’un échantillon de 2.000 étudiants adhérents ou affiliés à la LMDE. La représentativité en termes de sexe, d’âge, après stratification par académie a été assurée par la méthode des quotas.

Séverine Tavennec
Septembre 2010

Le conseil malin de la Caisse d’Epargne
3 Questions à Julie Berbesson : responsable Assurance des personnes pour la Caisse d’Epargne chez BPCE Assurances.

Pourquoi est-il important d’avoir une Complémentaire santé ?
Ne pas en avoir peut très vite coûter cher. Une complémentaire santé est indispensable pour couvrir les frais de santé comme une hospitalisation (après une chute à ski ou à rollers par exemple). Et sans cette couverture, c’est à l’assuré de prendre à sa charge les dépenses non remboursées par la Sécurité Sociale : pour une paire de lunettes coûtant 200€, la Sécurité Sociale rembourse 1.49 € par verre (1) et 1.85 € la monture soit un total de 4.83 €. Il reste donc 195.17 € à payer… Pour répondre à ce problème, la Caisse d’Epargne vous propose sa complémentaire santé : Garanties Santé Côté JE. (2)

Et si mon budget est serré ?
La Caisse d’Epargne vous propose des offres adaptées à votre budget couvrant les dépenses de soins courantes, les hospitalisations, les soins dentaires et les frais d’optiques. Et puis, il y a certaines dépenses auxquelles vous faites face actuellement qui pourront être prises en charge par votre assurance : c’est le cas de la contraception (très rarement remboursée par la Sécurité Sociale) ou du sevrage tabagique (3). Sans oublier qu’avec notre complémentaire santé, vous bénéficierez du tiers payant (4), vous n’aurez donc pas de frais à avancer lorsque vous irez chercher vos médicaments à la pharmacie. Très utile, particulièrement à la fin du mois !

Comment vais-je pouvoir vérifier que j’ai été bien remboursé ?
Rien de plus facile. Vos décomptes de remboursement sont accessibles sur Internet en temps réel et 24h/24h. Il suffit donc de rester connecté… un réflexe pour les étudiants !

(1) Remboursement applicable pour un verre blanc simple foyer, hors tarif de convention pour les moins de 18 ans
(2) La complémentaire Santé proposée par la Caisse d’Epargne est un produit de BPCE Assurances, entreprise régie par le Code des assurances.
(3) Selon la formule choisie et suivant les conditions et plafonds prévus au contrat.
(4) Selon Conditions légales et contractuelles en vigueur
BPCE. Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 467 226 960 euros. Siège social : 50 avenue Pierre Mendès France. 75201 Paris Cedex 13. RCS Paris n°493 455 042. Intermédiaire d’assurance inscrit à l’Orias sous le numéro 08 045 100.
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