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Enquête OVE : les étudiants un peu moins « Tanguy », mais toujours soutenus par les parents

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Origines sociales des étudiants, conditions de vie, logement, budget, santé... L’Observatoire de la Vie étudiante (OVE) publie les premiers éléments d'une photographie actualisée des étudiants en 2010 (la dernière date de 2006). Voici les principaux résultats de cette enquête réalisée au printemps 2010 auprès d'un échantillon représentatif de 33 000 étudiants.

Démocratisation de l’enseignement supérieur : la part d’étudiants issus des milieux populaires est en baisse
Dans l’ensemble des formations de l’enseignement supérieur, les enfants de cadres et de professions intellectuelles sont surreprésentés. Ceci est particulièrement vrai en écoles de management, en santé à l’université, en classes prépas, en écoles supérieures artistiques et culturelles et en écoles d’ingénieurs. La moitié des inscrits dans ces filières est issue des catégories sociales les plus favorisées. Et contre toute attente la situation tend même à se détériorer. La part des enfants des classes populaires est passée ainsi passée de 35 % à 31 % entre 2006 et 2010 et ceux des classes supérieures de 32 % à 36 %.

Professionnalisation : sept étudiants sur dix ont fait un stage en master
C’est la bonne surprise de cette enquête : plus des deux tiers des étudiants en master pensent trouver facilement un emploi avec leur formation. Avec certes des nuances en fonction des spécialités : dans les filières sélectives (santé, écoles d’ingénieurs et de management) plus de 90 % des étudiants sont optimistes contre seulement 43 % du côté des étudiants en lettres et sciences humaines et sociales. Ces résultats sont globalement encourageants. Ils doivent sans doute à la professionnalisation accrue des filières universitaires dont témoignent les étudiants : 70 % d’entre eux déclarent ainsi avoir effectué au moins un stage pendant leur cursus de master.

Temps consacré aux études : les élèves en classes prépas sont les plus studieux
Sans surprise, les étudiants qui déclarent travailler le plus sont les élèves des classes prépas aux grandes écoles. Ils estiment leur temps de travail hebdomadaire (heures de cours + travail personnel) à 56 heures, deux fois plus que les étudiants à l’université (hors filières Santé, IUT et IUFM). A noter que ce sont les élèves en BTS qui ont le temps de travail personnel le plus bas : 10 heures par semaine (pour 16 heures en moyenne générale).

Logement : un tiers des étudiants vivent chez leurs parents
La situation du logement étudiant semble moins pire que prévue : 33 % vivent bon gré mal gré au domicile de leurs parents (contre 37 % en 2006), 33 % sont locataires, seuls ou en couple (contre 31 % en 2006), 11 % sont en colocation (contre 6 % en 2006) et 10 % sont en résidence universitaire (identique à 2006). Le loyer mensuel moyen (hors résidences collectives) payé avec l’aide ou non des parents est de 515 € et le temps de trajet du domicile au lieu d’études est de 31 minutes.

Budget : le soutien des parents est toujours prépondérant
Plus de la moitié des étudiants (54 %) sont aidés par leurs parents. Les versements familiaux sont estimés à 295 € par mois en moyenne, et varient évidemment selon le statut des parents (de 207 € pour 42 % des enfants d’ouvriers ou d’employés à 359 € pour 67 % des enfants de cadres supérieurs). Par ailleurs, 58 % des étudiants bénéficient d’aides de la collectivité pour un montant moyen de 339 € par mois, et 35 % d’entre eux ont une activité rémunérée qui leur rapporte en moyenne 619 €. Près des trois quarts des étudiants exercent au moins un job pendant l’été et/ou l’année universitaire. A noter que 41 % des étudiants s’estiment satisfaits de leurs ressources. Ils dépensent en moyenne 565 € par mois, dont 40 % pour le loyer, 17 % pour l’alimentation, 11 % pour les transports, 9 % pour les sorties, 8 % pour les vêtements, 6 % pour les factures, 5 % pour le téléphone et 4 % pour les livres.

Santé : des jeunes plutôt en forme et bien suivis
Près des trois quart des étudiants interrogés se déclarent en bonne santé. Sur les six derniers mois, 76 % d’entre eux ont consulté un médecin généraliste, 43 % un médecin spécialiste et 6 % un psychologue, psychiatre ou psychanalyste. A l’évidence les filles consultent plus souvent que les garçons. En matière de conduites à risque, un tiers des jeunes interrogés boivent au moins une fois par semaine (24 % chez les filles contre 42 % chez les garçons). Et si 17 % des étudiants fument tous les jours (autant les filles que les garçons), 73 % d’entre eux ne fument jamais.


Emmanuel Vaillant
18 janvier 2011
Sommaire du dossier
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