1. L'Ouragan Sandy raconté depuis New York par Marie, étudiante de Sciences po Paris

L'Ouragan Sandy raconté depuis New York par Marie, étudiante de Sciences po Paris

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Partie en septembre 2012 pour un road-movie sur la présidentielle américaine vue des campus – nom de code : Campus Campaign - Marie Demarque, étudiante en journalisme à Science po, se trouve à New York lundi 29 octobre, jour où l'ouragan Sandy s'abat sur la côte Est des États-Unis. Chronique en direct depuis Morningside Heights, au nord de la Grosse Pomme.



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New York, lundi 29 octobre 2012, 10h heure locale, (15h à Paris)

nullAu nord de Manhattan, les rues sont inhabituellement vides autour de l'université de Columbia. Les grilles du campus sont restées ouvertes mais il n'y a bien que le gardien qui se tienne devant l'entrée.

À quelques rares exceptions près, les seules voitures qui parcourent la ville sont les taxis et les véhicules de police. Tout est calme et silencieux, bercé par le souffle des bourrasques du vent qui s'engouffre dans les tranchées désertes que sont devenues ces grandes avenues parfaitement perpendiculaires, propres à toute ville américaine.

Le vent se lève donc, mais mettre le nez dehors ne relève pas encore de la prise de risque inconsidérée. Le sol est humide, couvert de feuilles qui se posent puis repartent aussitôt en tourbillonnant.

La majorité des magasins est fermée, ceux qui ont ouvert ce matin ne vont pas tarder à baisser le rideau, en début d'après-midi (5 heures de moins qu'en France). Les rares passants qui arpentent les rues sont principalement des propriétaires de chiens qui promènent leur animal, des joggeurs ou quelques curieux qui se sont habillés chaudement pour mettre le nez dehors ou compléter leurs réserves de nourriture avant de devoir rester enfermés chez eux pour un ou deux jour(s).

Ce qu'il faut retenir, c'est que dans ce quartier généralement très animé de la ville de New York, le temps s'est arrêté en ce lundi matin. Étudiants et travailleurs restent chez eux, comme demandé par les autorités. Le président Obama a dit qu'il prenait cette tempête "très au sérieux", il en est de même pour le maire de la "grosse pomme". 375.000 personnes ont déjà été évacuées, les transports en commun sont coupés depuis dimanche soir.

Ici, la population ne semble pas du tout paniquée, mais respecte consciencieusement les consignes. Dimanche les files d'attente étaient nombreuses devant les magasins pour faire de provisions mais point de crainte démesurée. Il faut dire que pendant l'été 2011, la tempête Irène était passée presque inaperçue malgré le tapage médiatique qui avait entouré son arrivée. Cette fois, les spécialistes semblent toutefois dire qu'il s'agit de l'un des ouragans les plus violents depuis plusieurs décennies et redoutent notamment que Sandy soit aussi puissante et dévastatrice que la terrible Gloria en 1985.

Marie Demarque

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